Une gauche en quête d'identité
À un an de l'élection présidentielle, le paysage politique français reste marqué par une profonde confusion, notamment à gauche. Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne et candidat déclaré, a tenu à rappeler lors d'une interview politique que l'union ne peut se faire qu'autour d'un projet cohérent. Une position qui tranche avec les appels à la primaire soutenus par une partie du Parti socialiste.
La gauche républicaine face aux défis du monde actuel
Guedj défend une gauche républicaine, universaliste et laïque, capable de concilier principes républicains et engagement social. « Nous devons être intransigeants sur la laïcité, la sécurité et la défense, tout en répondant aux aspirations sociales des Français », a-t-il affirmé. Une posture qui s'oppose aux ambiguïtés persistantes au sein de la gauche, notamment dans les rapports avec La France insoumise.
Primaires : un débat qui divise
Alors que le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, soutient une primaire de la gauche, Guedj a exprimé ses réserves.
« Le périmètre doit être celui des idées, pas des appareils. Il faut clarifier les positions sur la défense européenne, la sécurité et le financement de notre modèle social avant toute alliance », a-t-il souligné. Une position partagée par Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l'Assemblée.
Un appel à l'unité sur des bases solides
Guedj a rappelé que l'union ne peut se faire qu'autour d'un projet clair. « Juxtaposer des orientations antagonistes ne peut conduire qu'à l'échec », a-t-il averti, en référence aux alliances passées qui ont volé en éclats. Il appelle à un travail collectif pour définir une ligne politique avant toute stratégie d'alliance.
La défense européenne, un enjeu crucial
Dans un contexte marqué par l'instabilité internationale, Guedj insiste sur la nécessité d'une défense européenne autonome, face aux menaces que représentent des figures comme Donald Trump ou Vladimir Poutine. « Sommes-nous capables de dégager des accords clairs sur l'OTAN et l'autonomie stratégique européenne ? », interroge-t-il, en soulignant l'importance de cette question pour la crédibilité d'une gauche au pouvoir.
Un rejet des jeux d'appareils
Guedj assume une position claire sur les valeurs républicaines, refusant toute ambiguïté dans le rapport avec La France insoumise. « La politique commence par des valeurs : l'universalisme républicain, le refus de la brutalisation du débat public, la lutte contre le racisme et l'antisémitisme », a-t-il déclaré, tout en se disant ouvert à tous les électeurs.