Mondial 2026 sous tension : la France résiste aux appels au boycott malgré les provocations de Trump

Par Camaret 21/01/2026 à 10:10
Mondial 2026 sous tension : la France résiste aux appels au boycott malgré les provocations de Trump

La France confirme sa participation à la Coupe du monde 2026 malgré les tensions avec les États-Unis et les appels au boycott.

La France maintient sa participation malgré les tensions géopolitiques

Alors que les tensions diplomatiques entre les États-Unis et l'Union européenne s'intensifient, la France a confirmé, mardi 20 janvier, sa participation à la Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Une décision qui intervient malgré les appels au boycott émanant de certaines factions politiques françaises et européennes.

Une position officielle ferme mais nuancée

La ministre des Sports, Marina Ferrari, a tenu à clarifier la position française lors des vœux du monde sportif. « À ce stade, il n’y a pas de volonté de boycott du côté de notre ministère », a-t-elle déclaré, tout en reconnaissant les critiques croissantes. « Je tiens à dissocier le sport de la politique. La Coupe du monde est un moment important pour les amoureux du football », a-t-elle ajouté.

Cependant, la ministre a laissé la porte ouverte à une éventuelle réévaluation. « Je ne préjuge pas de ce qui pourrait se passer », a-t-elle précisé, faisant écho aux pressions politiques grandissantes.

Les critiques s'intensifient à gauche et en Allemagne

Du côté de la France insoumise, le député Éric Coquerel a vivement critiqué l'organisation du Mondial aux États-Unis, dénonçant « un pays qui agresse ses voisins, menace d’envahir le Groenland et instaure une milice raciste ». Il a appelé la FIFA à limiter le tournoi au Mexique et au Canada.

En Allemagne, la secrétaire d’État aux Sports, Christiane Schenderlein, a indiqué que la décision finale reviendrait à la Fédération allemande de football (DFB) et à la FIFA. « Le gouvernement fédéral acceptera cette appréciation », a-t-elle déclaré, reflétant une certaine retenue face aux pressions politiques.

Un contexte géopolitique explosif

Les tensions autour du Groenland, où les États-Unis ont exprimé leur volonté d’annexion, ainsi que les menaces de taxes douanières contre l’UE, ont alimenté les appels au boycott. Le député conservateur allemand Roderich Kiesewetter a estimé qu’« une guerre commerciale avec l’UE rendrait improbable la participation européenne ».

L’ancien sélectionneur du Sénégal, Claude Le Roy, a également critiqué la FIFA, accusant son président, Gianni Infantino, de « privilégier l’argent au détriment des valeurs sportives ».

La France entre pragmatisme et principes

Alors que le gouvernement français, dirigé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, semble privilégier une approche pragmatique, une partie de l’opinion publique et politique française s’interroge sur la compatibilité entre sport et diplomatie. « Comment participer à un événement sportif dans un pays qui bannit les signes LGBT et interdit l’accès aux supporters de plusieurs nations ? », s’interroge un observateur.

Dans ce contexte, la France se retrouve au cœur d’un débat qui dépasse largement le cadre sportif, mêlant enjeux géopolitiques, valeurs démocratiques et intégrité du football.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (9)

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Bergeronnette

il y a 1 semaine

Bref, la France va encore faire semblant d'être indignée et puis à la fin, tout le monde regardera les matchs. Point final.

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B

Bréhat

il y a 1 semaine

Dans 10 ans, on se souviendra de cette époque où on se battait pour savoir si on allait ou pas à la Coupe du Monde. Franchement, on a vraiment que ça à faire ?

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É

Économiste curieux 2024

il y a 1 semaine

La France a besoin de l'argent du foot, c'est aussi simple que ça. Trump peut bien faire le clown, on ira quand même. Après tout, c'est pas comme si on avait le choix...

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M

Michèle du 54

il y a 1 semaine

Moi je dis non au boycott ! On a déjà assez de problèmes avec l'équipe de France, si en plus on se prive de la Coupe du Monde... Franchement, c'est n'importe quoi.

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A

Abraracourcix

il y a 1 semaine

@michele-du-54 Et les droits de l'homme aux USA, on en parle ? On fait comme si de rien n'était ?

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O

Orphée

il y a 1 semaine

Intéressant de voir comment Macron gère cette tension. D'un côté, il ne veut pas froisser les États-Unis, de l'autre, il doit répondre à l'opinion publique. La diplomatie du football, c'est un exercice délicat.

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Anne-Sophie Rodez

il y a 1 semaine

@orphee Tu as des sources sur les tensions diplomatiques concrètes entre la France et les USA à cause de cette Coupe du Monde ? Parce que là, on a que des rumeurs...

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C

Corollaire

il y a 1 semaine

La France va y aller, bien sûr. Trump va provoquer, on va râler, et à la fin tout le monde regardera le match en buvant des bières. La routine quoi.

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Kaysersberg

il y a 1 semaine

@corollaire Exactement ! Mais est-ce que c'est vraiment une bonne idée de jouer les naïfs face à Trump ? Ce type a l'habitude de pousser jusqu'au bout. On va finir par céder sur quelque chose, non ?

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