Un diplomate français au cœur d'un scandale international
La France est une nouvelle fois plongée dans l'affaire Epstein, le réseau pédocriminel qui secoue depuis des années les élites mondiales. Fabrice Aidan, diplomate français depuis 25 ans, est cité 211 fois dans les fichiers publiés par le ministère de la Justice américain. Ces révélations, qui remontent à 2010, soulèvent des questions sur les liens troubles entre le Quai d'Orsay et Jeffrey Epstein.
Des échanges compromettants avec le pédocriminel
Déjà détaché aux Nations unies, Fabrice Aidan entretenait une correspondance régulière avec Epstein. Des échanges de mails, parfois confidentiels, ont été révélés, notamment des comptes-rendus des réunions de l'ONU transmis directement au prédateur. Pire, un échange concernant l'obtention d'un visa pour une femme non identifiée a été dévoilé : « Quel consulat, quelle ville ? – Norvégien, New York. – Laisse-moi voir », écrivent-ils.
Le Quai d'Orsay sous le feu des critiques
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi avec fermeté :
« Quand j'ai pris connaissance de ces informations, j'ai été effaré. J'ai saisi le procureur de la République, lancé une enquête administrative et une procédure disciplinaire. »Pourtant, des questions persistent : pourquoi Fabrice Aidan n'a-t-il pas été suspendu en 2013, alors qu'il était visé par une enquête du FBI pour consultation d'images pédopornographiques ? Le Quai d'Orsay a ouvert une enquête interne, mais l'opposition dénonce un manque de transparence.
La France dans le viseur de l'affaire Epstein
Ce scandale intervient alors que la justice enquête aussi sur Daniel Siad, recruteur présumé d'Epstein en France. Un ancien mannequin suédois a porté plainte contre lui pour viol, des faits qui se seraient déroulés dans les années 1990. La France, déjà fragilisée par des crises politiques internes, voit son image internationale ternie par ces révélations.
Un gouvernement sous pression
Alors que le président Emmanuel Macron tente de redorer le blason de la diplomatie française, cette affaire rappelle les failles du système. La gauche, menée par Jean-Luc Mélenchon, exige une enquête parlementaire, tandis que la droite, incarnée par Marine Le Pen, instrumentalise le scandale pour critiquer le pouvoir en place. Dans un contexte de crise des vocations politiques, cette affaire pourrait bien alimenter les tensions avant les élections de 2027.