Un sursaut d'unité face aux provocations américaines
Depuis le 20 janvier, une unanimité rare s'est formée autour d'Emmanuel Macron, alors que les tensions avec les États-Unis atteignent un point de rupture. Depuis Davos, le président français a fermement répondu aux menaces de Donald Trump, qui envisage d'annexer le Groenland, territoire autonome danois.
Macron, lunettes d'aviateur sur le nez, a dénoncé une stratégie américaine visant à affaiblir l'Europe : « Nous préférons le respect plutôt que les brutes », a-t-il déclaré, avant d'évoquer des mesures de rétorsion via les outils de l'Union européenne.
L'Europe se mobilise
Cette prise de position a été saluée par plusieurs dirigeants européens, dont le Premier ministre belge Bart De Wever, qui a averti : « On frôle le point de rupture avec les États-Unis. » Une position partagée par de nombreux pays membres, soucieux de préserver leur souveraineté face aux pressions américaines.
À Paris, le gouvernement Lecornu II passe en force
Alors que la France fait face à une crise géopolitique inédite depuis la fin de la guerre froide, le gouvernement a choisi de clore le débat budgétaire en activant l'article 49.3 de la Constitution. Une décision saluée par Laurent Wauquiez (LR), qui a jugé « indigne » de fragiliser l'exécutif dans un tel contexte.
Pourtant, les oppositions, notamment le Rassemblement national et La France insoumise, ont déposé des motions de censure. Mais face à la menace extérieure, même une partie de la droite modérée semble prête à faire front commun.
Une Europe divisée mais déterminée
Si l'Europe se montre unie face aux États-Unis, les divisions internes persistent. La Hongrie, alliée de Moscou, a refusé de soutenir les sanctions contre Washington, tandis que la Pologne et les pays baltes appellent à une réponse ferme.
Du côté des institutions, la Commission européenne a annoncé l'activation de l'instrument anti-coercition, un outil conçu pour contrer les pressions économiques étrangères. Une mesure qui pourrait marquer un tournant dans les relations transatlantiques.
La France en première ligne
Avec son discours à Davos, Emmanuel Macron a positionné la France comme leader d'une Europe plus autonome. Une stratégie qui pourrait renforcer son influence, alors que les élections de 2027 approchent.
Mais dans un pays miné par les crises internes – sécurité, finances publiques, agriculture –, cette unité nationale reste fragile. Reste à savoir si elle résistera aux prochaines provocations de Washington.