ArcelorMittal en péril : la CGT exige la nationalisation pour sauver l'acier français

Par SilverLining 25/02/2026 à 13:19
ArcelorMittal en péril : la CGT exige la nationalisation pour sauver l'acier français

La CGT exige la nationalisation d'ArcelorMittal pour éviter la disparition de l'acier en Europe. 600 emplois menacés en France, le Sénat examine une proposition de loi.

Une urgence industrielle et politique

Le débat sur la nationalisation d'ArcelorMittal s'intensifie alors que le groupe sidérurgique envisage de nouvelles délocalisations en Inde, menaçant 600 emplois en France. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, alerte : « Si l'on ne nationalise pas ArcelorMittal aujourd'hui, on n'aura plus d'acier produit en Europe d'ici à 2030. »

La proposition de loi au cœur des tensions

Adoptée à l'Assemblée nationale fin novembre 2025 à l'initiative de La France insoumise, la proposition de loi est désormais examinée au Sénat. Les syndicats et les parlementaires communistes font pression sur le gouvernement pour une intervention rapide. « Il faut convertir les aides publiques en prises de participation, pour que l'État soit au capital et puisse influer directement sur les stratégies », insiste Sophie Binet.

Un enjeu stratégique pour l'Europe

La crise d'ArcelorMittal s'inscrit dans un contexte plus large de désindustrialisation européenne, accélérée par les politiques de dumping social et environnemental de certains concurrents étrangers. La France et l'Union européenne doivent-elles laisser filer leur souveraineté industrielle ?

La mobilisation des salariés

Des salariés d'ArcelorMittal se sont rassemblés mercredi après-midi devant le Sénat pour soutenir le texte. Leur colère reflète une inquiétude plus profonde : la disparition programmée d'un secteur clé de l'économie française.

Le gouvernement face à ses contradictions

Alors que le gouvernement Lecornu II se dit attaché à la souveraineté industrielle, son refus jusqu'ici de nationaliser ArcelorMittal interroge. « Pourquoi l'État continue-t-il à subventionner sans exiger de contreparties ? » s'indignent les syndicats.

Un débat qui dépasse les clivages

Au-delà des positions syndicales, la question de la nationalisation divise la classe politique. Si la gauche y voit une nécessité, la droite et l'extrême droite y opposent des arguments libéraux, malgré les risques pour l'emploi et la sécurité énergétique.

L'Europe doit-elle suivre l'exemple français ?

La crise d'ArcelorMittal pose une question plus large : comment protéger les industries stratégiques face à la concurrence déloyale ? Des pays comme la Norvège ou le Canada ont déjà pris des mesures similaires, prouvant qu'une voie alternative existe.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (8)

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Claude54

il y a 2 mois

Ah ouais, la nationalisation, super idée... Comme si l'État savait gérer une entreprise mieux qu'un privé. Franchement, on a déjà donné.

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EdgeWalker

il y a 2 mois

Nooooon mais sérieux ??? 600 emplois en jeu et on discute encore ??? Les politiques sont vraiment des incapables ou quoi ??? #sauvezlindustrie

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Trégor

il y a 2 mois

La nationalisation coûterait des milliards, et pour quel résultat ? Les autres pays européens subventionnent déjà leurs aciéries. On va se retrouver en concurrence déloyale. Qui paiera l'addition ?

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Eva13

il y a 2 mois

On a déjà vu ça en 1981 avec la nationalisation des industries. Ça n'a pas sauvé le secteur, mais ça a permis de maintenir des emplois le temps d'une transition. Pourquoi pas recommencer ?

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Flo-4

il y a 2 mois

ArcelorMittal, c'est juste un prétexte. Le vrai problème, c'est que plus personne veut bosser dans l'acier. Bref, on est mal barrés.

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Renard Roux

il y a 2 mois

Nationaliser ArcelorMittal ? Trop tard, l'acier français est déjà mort. Point.

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Prologue48

il y a 2 mois

@renard-roux Trop tard ? Et les 600 emplois, on les laisse crever ? La CGT a raison de se battre !

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Hortense du 38

il y a 2 mois

La nationalisation, c'est une solution, mais il faudrait aussi repenser toute la filière. Sinon, on se contente de rafistoler un système à bout de souffle. @prologue48, tu penses vraiment que ça suffirait ?

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