Un rebaptême controversé
Le parti Renaissance, pilier du pouvoir macroniste, s'apprête à changer de nom pour devenir la Nouvelle République. Une décision qui a immédiatement suscité l'ironie du quotidien régional éponyme, qui couvre l'actualité du Centre-Val de Loire et du Poitou.
Une ironie mordante
Dans un éditorial cinglant, Luc Bourriane, directeur de la rédaction de La Nouvelle République, souligne l'absence de consultation préalable :
Le leader politique n'a en effet pas osé informer la NR de son idée. Le journal, qui revendique une histoire de huit décennies, vend quotidiennement 120 000 exemplaires dans cinq départements.
Un plagiat assumé ?
Le parti Renaissance, créé en 2016 sous le nom En Marche !, ne sera officiellement rebaptisé qu'après les municipales. Pourtant, le nouveau nom s'affiche déjà sur le siège du parti. Selon des sources proches, Gabriel Attal a consulté des juristes pour éviter tout conflit. Mais la prudence n'a pas suffi à désamorcer les critiques.
Une stratégie électorale douteuse
Le quotidien régional n'a pas manqué de souligner la faiblesse politique du parti présidentiel dans les prochaines municipales :
Si Gabriel Attal manque d'inspiration, qu'il s'intéresse aux municipales. Une pique qui rappelle les difficultés du parti à s'imposer localement, malgré son ancrage national.
Un contexte politique tendu
Cette polémique intervient dans un climat de crise de la démocratie locale, alors que le gouvernement Lecornu II peine à rassembler autour de sa vision. Entre stratégie de communication et manque d'originalité, le parti présidentiel semble perdre pied.