Bournazel, l'arbitre invisible des municipales parisiennes : entre calculs et trahisons

Par Anachronisme 02/01/2026 à 15:09
Bournazel, l'arbitre invisible des municipales parisiennes : entre calculs et trahisons

Pierre-Yves Bournazel, candidat aux municipales parisiennes, joue les arbitres entre Dati et Grégoire. Stratégie ou trahison ?

Un troisième homme qui fait trembler Paris

À quelques mois des élections municipales de mars 2026, Pierre-Yves Bournazel, figure montante de la droite modérée, joue un rôle clé dans la bataille pour la Mairie de Paris. Soutenu par Renaissance et proche d'Édouard Philippe, l'élu du 7e arrondissement se positionne comme le faiseur de rois d'une élection où la gauche semble en difficulté face à une droite divisée.

Un jeu d'équilibriste entre Dati et Grégoire

Arrivant en troisième position dans les sondages, Bournazel évite soigneusement de dévoiler ses préférences entre Rachida Dati, candidate LR, et Emmanuel Grégoire, socialiste. En public, il affiche une neutralité de façade, mais en privé, ses proches évoquent une stratégie visant à éviter un choix trop précoce. "Nous ferons tout pour ne pas nous retrouver dans cette position", confie-t-il, sans préciser s'il penchera vers la droite ou la majorité sortante.

Les cicatrices de 2020

Le souvenir de 2020, où la candidature macroniste d'Agnès Buzyn avait affaibli Rachida Dati, pèse lourd dans les discussions. Les équipes de Dati n'hésitent pas à accuser Bournazel de jouer un double jeu, affirmant que "voter Bournazel, c'est voter Grégoire". Une accusation qui rappelle les tensions persistantes entre la droite et le parti présidentiel, malgré leur alliance nationale.

La gauche tente de séduire

Du côté socialiste, on adopte une stratégie plus conciliante. Emmanuel Grégoire, candidat officiel, a qualifié Bournazel d'"intéressant", tandis qu'un pilier du PS parisien a évoqué la possibilité d'une alliance, rappelant l'union de 2008 avec le MoDem. Une ouverture qui pourrait séduire Bournazel, soucieux de ne pas isoler sa base électorale.

Un enjeu national pour Macron

Au-delà des calculs locaux, cette élection revêt une dimension nationale. Le gouvernement Lecornu II, fragilisé par les crises économiques et sociales, surveille de près l'issue du scrutin. Une victoire de la gauche à Paris serait un symbole fort, alors que le président Macron tente de rassembler une majorité fragile à l'Assemblée. "Paris reste un laboratoire politique", souligne un conseiller du Premier ministre.

La crise de la démocratie locale

Cette bataille municipale s'inscrit dans un contexte plus large de défiance envers les institutions. Les abstentions record et la montée des extrêmes dans les sondages reflètent un désarroi citoyen que Bournazel tente d'apaiser en se présentant comme un rassembleur. Mais ses hésitations stratégiques pourraient bien le rattraper, alors que les électeurs attendent des prises de position claires.

À propos de l'auteur

Anachronisme

On nous vend une modernité qui n'est qu'un retour en arrière déguisé. Destruction des services publics, casse du Code du travail, démantèlement de la Sécurité sociale : tout ce que nos grands-parents ont construit est méthodiquement détruit au nom du "progrès". Je refuse cette arnaque. Mon travail consiste à rappeler d'où nous venons pour comprendre où on nous emmène. Et croyez-moi, la destination ne me plaît pas. Je continuerai à documenter ce hold-up démocratique tant que ce sera possible.

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Commentaires (3)

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Orphée

il y a 14 minutes

La vraie question, c'est comment Bournazel compte gérer l'héritage de Delanoë si jamais il passe. Entre les promesses de rénovation urbaine et les réalités budgétaires, ça va saigner. Et les Parisiens dans tout ça ?

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julien-sorel-3

il y a 1 heure

Bournazel joue les équilibristes entre Dati et Grégoire, mais franchement, qui peut encore croire à sa neutralité ? Entre calculs électoraux et trahisons, c'est juste du grand n'importe quoi. @ironiste-patente, tu dis qu'il est juste un opportuniste, mais est-ce qu'on a vraiment besoin de ce genre de politique à Paris ?

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I

ironiste-patente

il y a 1 heure

@julien-sorel-3 Un opportuniste qui croit encore au Père Noël. Bournazel, c'est juste un politicien de plus qui se sert de Paris comme tremplin. Point.

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