Un choix explosif pour le budget 2026
Alors que le marathon budgétaire s'achève dans la tension, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit trancher lundi après-midi : recourir ou non à l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026. Une décision qui pourrait enflammer le débat politique.
Un gouvernement sous pression
Après trois mois de négociations tendues, le gouvernement Lecornu II se retrouve dos au mur. Les discussions au Parlement ont révélé des fractures profondes, notamment sur les mesures fiscales et sociales. Les oppositions de gauche dénoncent un budget « inique » qui creuse les inégalités, tandis que la droite radicale accuse le gouvernement de céder aux « pressions européennes ».
Le 49.3, une arme à double tranchant
L'utilisation de l'article 49.3, qui permet d'adopter un texte sans vote, serait perçue comme un coup de force par une partie de l'opinion.
« C'est une atteinte à la démocratie parlementaire »,a déclaré un député LFI, tandis que des manifestations sont déjà annoncées pour les jours suivants. La France insoumise et le Parti socialiste ont promis de déposer des motions de censure.
Un contexte politique explosif
Cette décision intervient dans un climat déjà tendu, marqué par la crise agricole et la montée des tensions sociales. Le gouvernement, affaibli par des sondages défavorables, tente de sauver les meubles avant les élections de 2027. Les observateurs s'interrogent sur la stratégie d'Emmanuel Macron, qui pourrait payer cher cette manœuvre.
L'Europe dans le viseur
Parallèlement, les critiques fusent contre les contraintes budgétaires européennes, accusées de limiter la souveraineté française. La gauche plaide pour une réforme des règles européennes, tandis que l'extrême droite instrumentalise le sujet pour alimenter son discours anti-UE. Un enjeu clé alors que la France préside le Conseil de l'UE.