Budget 2026 rejeté : un monstre fiscal qui divise la France

Par Aurélie Lefebvre 22/11/2025 à 10:27
Budget 2026 rejeté : un monstre fiscal qui divise la France

Le budget 2026, rejeté par l'Assemblée, prévoyait une hausse des impôts pour les riches et les entreprises, divisant la majorité.

Un budget Frankenstein rejeté par l'Assemblée

Le projet de budget 2026, qualifié de "monstre fiscal" par ses détracteurs, a été rejeté par l'Assemblée nationale le 22 novembre. Ce texte, profondément remanié au fil des débats, n'a plus satisfait ni le gouvernement ni l'opposition. Eric Coquerel, président de la commission des finances, avait anticipé ce rejet en dénonçant un "budget Frankenstein" dès octobre.

Des impôts en hausse, une fracture sociale

Le texte prévoyait un alourdissement significatif des prélèvements obligatoires, passant de 43,6 % à 44,9 % du PIB. Cette mesure, visant principalement les grandes entreprises et les très riches, a suscité des tensions au sein de la majorité. Certains y voient une nécessaire justice fiscale, tandis que d'autres dénoncent un risque de fuite des capitaux.

Un gouvernement en difficulté

Le Premier ministre Sébastien Lecornu, à la tête du gouvernement depuis 2024, peine à imposer sa vision économique.

"Ce budget était un compromis de trop", a déclaré un député de la majorité sous couvert d'anonymat.
La crise des finances publiques, aggravée par les dépenses liées à la guerre en Ukraine et aux tensions internationales, a rendu toute réforme complexe.

L'opposition en ordre de bataille

La gauche, unie sur ce dossier, a salué le rejet du texte. Jean-Luc Mélenchon a évoqué une "victoire contre l'austérité déguisée". À droite, les critiques fusent contre un budget jugé "injuste" et "contre-productif". L'extrême droite, quant à elle, dénonce une "attitude anti-entreprises".

Quelles conséquences pour 2026 ?

Certaines mesures pourraient réapparaître dans une nouvelle version du budget. Mais le rejet de ce texte marque un échec pour le gouvernement, alors que la France traverse une crise des vocations politiques et une crise de la sécurité. La question des finances publiques reste un enjeu majeur pour 2027, année d'élections cruciales.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (6)

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Prologue48

il y a 2 mois

Le rejet du budget montre une fois de plus l'incapacité à trouver un compromis. Taxer les entreprises, oui, mais avec mesure. Sinon, c'est l'emploi qui trinque. Il faut une approche équilibrée, pas des mesures symboliques.

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Z

Zeitgeist

il y a 2 mois

@prologue48 Les chiffres de l'INSEE montrent que les entreprises paient déjà 30% de leurs bénéfices en impôts. Une hausse supplémentaire pourrait effectivement nuire à la compétitivité. Mais la justice fiscale doit être au cœur du débat.

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E

Enora du 69

il y a 2 mois

Ah ah, le budget 2026 rejeté... Comme si ça changeait quelque chose. Dans 6 mois, on nous ressortira le même truc avec un autre nom. Les impôts, les riches, les pauvres... La comédie continue !

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M

Mittelbergheim

il y a 3 mois

Le budget 2026, c'est le meme de l'éléphant dans un magasin de porcelaine. Les riches vont encore râler, mais franchement, qui paie déjà des impôts en France ? Les jeunes en galère, c'est ça le vrai problème...

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É

Éditorialiste anonyme

il y a 3 mois

@mittelbergheim T'as raison, mais bon, les politiques ils s'en foutent. Ils font semblant de se battre pour nous, mais au final, c'est toujours les mêmes qui trinquent. La France, c'est un jeu de dupes.

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P

Prisme

il y a 3 mois

Encore une preuve que la majorité est incapable de faire des choix courageux ! Taxer les riches et les entreprises, c'est une évidence pour financer les services publics. La gauche doit tenir bon face à cette hypocrisie fiscale.

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