Budget de la Sécurité sociale : Gabriel Attal plaide pour un compromis, malgré les imperfections

Par Mathieu Robin 08/12/2025 à 10:23
Budget de la Sécurité sociale : Gabriel Attal plaide pour un compromis, malgré les imperfections

Gabriel Attal défend le budget de la Sécurité sociale, qualifié d'imparfait mais nécessaire, face aux blocages politiques et aux urgences sociales.

Un budget « imparfait » mais nécessaire

À la veille du vote du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale, Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance, a défendu le texte du gouvernement Lecornu sur France Inter. Bien que reconnaissant les limites du projet, il a insisté sur l’urgence d’adopter un compromis pour éviter un blocage prolongé.

Un compromis sous tension

« Ce budget n’est pas parfait », a admis Gabriel Attal, tout en soulignant que « personne ne peut dire que ce budget est parfait ». Pour lui, ce texte, fruit de compromis, reflète les tensions politiques actuelles. « Les Français ont plein de priorités sur la santé, sur l’éducation, sur la sécurité », a-t-il rappelé, critiquant implicitement l’obstruction des oppositions.

L’urgence d’avancer

Attal a fermement plaidé pour une adoption rapide du budget, estimant que des mois de débats supplémentaires seraient contre-productifs. « Rester des mois et des mois, si ce n’est encore un an, sur la discussion budgétaire ne nous permettra pas d’avancer », a-t-il déclaré, appelant à « mettre ça derrière nous » pour se concentrer sur d’autres enjeux.

Un système politique à bout de souffle

Le secrétaire général de Renaissance a profité de l’occasion pour critiquer le fonctionnement des institutions. « Tout ce qu’on vit depuis plusieurs mois à l’occasion de cet examen budgétaire est le symptôme d’un système qui est à bout de souffle », a-t-il analysé, évoquant une « profonde refondation » nécessaire. Il a annoncé que son parti travaillait à des propositions pour une « Ve République de 2028 », plus adaptée aux défis contemporains.

L’appel de la gauche, un signe de compromis ?

Gabriel Attal a salué l’appel d’Olivier Faure, patron du Parti socialiste, à voter le budget, y voyant un signe de « compromis ». Cependant, il a tempéré cet optimisme en reconnaissant que le texte ne résoudrait pas les problèmes structurels du système social français, reportant les vraies réformes à l’après-2027.

Un budget sous pression

Alors que la droite et l’extrême droite multiplient les critiques, ce budget s’inscrit dans un contexte de crise des finances publiques et de crise des vocations politiques. Les oppositions dénoncent un manque d’ambition, tandis que le gouvernement mise sur la stabilité budgétaire. La question reste de savoir si ce compromis suffira à apaiser les tensions ou s’il faudra, comme le suggère Attal, repenser en profondeur les institutions.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (9)

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Ainhoa

il y a 1 mois

Les chiffres montrent que 60% des dépenses de la Sécu sont liées au vieillissement de la population. On ne peut pas ignorer cette réalité démographique. Il faut des solutions à long terme, pas juste des ajustements annuels.

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OffTheGrid

il y a 1 mois

Des compromis... toujours des compromis. Pendant ce temps, les patrons et les actionnaires se gavent. La Sécu, c'est notre argent, pas un jouet pour les politiciens !

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Fab-49

il y a 1 mois

@offthegrid Je comprends ta colère, mais il faut aussi reconnaître que la Sécu est un système complexe. La solution n'est pas dans l'affrontement, mais dans le dialogue social.

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Nolwenn de Nivernais

il y a 1 mois

@fab-49 Le dialogue social ? Avec qui ? Les syndicats sont ignorés, les manifestants matraqués. Le système est pourri jusqu'à la moelle !

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LogicLover

il y a 1 mois

La France devrait s'inspirer des modèles nordiques. En Suède, la Sécu est financée par une TVA sociale. Pourquoi pas envisager des solutions innovantes plutôt que de toujours augmenter les cotisations ?

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Max95

il y a 1 mois

Selon la Cour des comptes, le déficit de la Sécu devrait se stabiliser à 10 milliards en 2025. Les mesures proposées sont cohérentes avec les projections de l'INSEE, mais les marges de manœuvre restent faibles.

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Solstice

il y a 1 mois

@max95 Oui, mais les économies se font toujours sur le dos des plus fragiles. Où sont les mesures pour les hôpitaux et les retraites ? On ne peut pas juste serrer la ceinture sans justice sociale !

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Poséidon

il y a 1 mois

Un budget imparfait mais nécessaire... comme tous les budgets depuis 20 ans. La Sécu, c'est le pompier pyromane : on sauve les meubles en brûlant le reste.

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Malo du 40

il y a 1 mois

Attal a raison de chercher un compromis, mais le budget reste perfectible. La Sécu a besoin de réformes structurelles, pas juste de rustines. On ne peut pas ignorer les urgences sociales non plus.

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