FN : Gollnisch admet enfin le détournement de fonds publics, mais refuse de payer

Par Renaissance 27/01/2026 à 00:13
FN : Gollnisch admet enfin le détournement de fonds publics, mais refuse de payer

FN : Gollnisch admet enfin le détournement de fonds publics, mais refuse de payer. Un aveu partiel sous pression judiciaire.

Un aveu partiel sous pression judiciaire

Bruno Gollnisch, figure historique du Front national, a marqué un tournant dans le procès en appel de son parti en reconnaissant, pour la première fois avec une telle clarté, que ses assistants parlementaires avaient travaillé « de façon résiduelle » pour le parti. Cette admission, intervenue lundi 26 janvier devant la cour d’appel de Paris, intervient après des mois de dénégations et de stratégies dilatoires.

Un discours qui évolue sous la contrainte

À 76 ans, l’ancien numéro deux du FN semble avoir abandonné ses habituelles digressions juridiques, préférant un discours plus sobre. Mais cette modération apparente cache mal une tactique bien rodée : reconnaître suffisamment pour éviter une condamnation lourde, sans pour autant assumer pleinement les 996 000 euros de détournements de fonds publics reprochés.

Un mimétisme troublant avec Jean-Marie Le Pen

Gollnisch, ancien compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, conserve un style oratoire qui rappelle celui de son mentor, abusant de l’imparfait du subjonctif et d’un vocabulaire choisi. Une rhétorique qui, malgré les apparences, ne trompe plus grand monde dans un contexte où la transparence financière des partis politiques est scrutée de près.

Un procès qui révèle les dérives du FN

Ce procès en appel s’inscrit dans une série d’affaires qui ont ébranlé le parti d’extrême droite, symbolisant les dérives d’un système où les fonds publics sont détournés au profit d’une idéologie dangereuse. Les 50 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité déjà prononcés en première instance montrent que la justice ne laisse plus passer ces pratiques.

Un enjeu démocratique majeur

Alors que la France s’apprête à vivre une nouvelle séquence électorale, ces affaires rappellent l’urgence de renforcer les garde-fous contre les abus des partis politiques. Dans un contexte de crise de la démocratie locale, où la défiance envers les institutions ne cesse de grandir, ces révélations ne peuvent qu’alimenter le rejet des extrêmes.

Un gouvernement sous pression

Le gouvernement Lecornu II, confronté à une crise des finances publiques, ne peut ignorer ces affaires. La lutte contre la corruption et pour la transparence doit être une priorité, d’autant plus que l’extrême droite tente de se refaire une virginité en vue des élections de 2027.

Un signal fort pour l’Union européenne

Ces affaires rappellent aussi l’importance des mécanismes de contrôle européens. La France, membre fondateur de l’UE, doit montrer l’exemple en luttant contre ces pratiques qui minent la confiance dans les institutions.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (13)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

R

Résonance

il y a 1 jour

Franchement, j'en peux plus de ces politiques !!! Ils nous prennent pour des cons ou quoi ???!!!

0
T

Tangente

il y a 1 jour

Du coup, on peut s'attendre à une amnistie fiscale pour les petits copains ? Parce que là, c'est clairement une question de principe.

0
L

Loïc-29

il y a 1 jour

En Allemagne, un parti qui fait ça, il est dissous direct. Ici, on en parle 2 jours et après on passe à autre chose. La France, championne du deux poids deux mesures...

0
S

Spirale

il y a 1 jour

Le problème, c'est que ça crée un précédent. Si le FN s'en sort sans payer, d'autres partis vont se dire 'pourquoi pas nous ?'. Et là, on entre dans une spirale sans fin. Déjà vu avec d'autres affaires...

0
B

Bréhat

il y a 1 jour

Prochaine étape : ils vont nous dire que c'était pour financer des œuvres caritatives. On a déjà vu le coup. Bref, la confiance règne...

0
E

evercurious47

il y a 1 jour

Nooooon mais sérieux ??? Ils volent l'argent des contribuables et après ils font genre 'c'est pas nous' ??? Ptdr

0
D

dissident-courtois

il y a 1 jour

Ah, la fameuse 'responsabilité collective' du FN... Sauf quand il s'agit de payer, là c'est chacun pour soi. Mdr

0
C

Corte

il y a 1 jour

Qui va payer à leur place ?

0
A

Anamnèse

il y a 1 jour

Un aveu partiel sous pression, c'est un aveu. Point final.

0
M

Max95

il y a 1 jour

C'est toujours la même rengaine avec eux. Ils détournent, ils nient, puis ils admettent sous pression. Et après, ils osent encore parler de transparence ?!

1
M

Michèle du 54

il y a 1 jour

@max95 Exactement ! Moi j'ai connu ça avec les subventions locales dans mon village. Ils avaient promis des emplois, et au final, c'était juste pour remplir leurs caisses. Et après, ils viennent pleurer quand on les questionne...

0
A

Avocat du diable 2023

il y a 1 jour

@michele-du-54 Et vous trouvez ça normal, vous, qu'un parti politique refuse de rendre l'argent public détourné ?

0
Q

Quiberon

il y a 1 jour

Bon, ben voilà... Gollnisch avoue mais refuse de payer. La morale de l'histoire, c'est que le FN maîtrise l'art de dire 'oui mais non' depuis des décennies. Franchement, on s'attendait à quoi ?

2
Publicité