Dissolution des groupuscules violents : une mesure politique inefficace face à la montée des violences ?

Par Apophénie 19/02/2026 à 09:15
Dissolution des groupuscules violents : une mesure politique inefficace face à la montée des violences ?

Dissolution des groupuscules violents : une mesure politique inefficace face à la montée des violences ? Le débat s'intensifie après la mort de Quentin Deranque.

Un débat politique relancé par la mort de Quentin Deranque

La mort tragique de Quentin Deranque, militant identitaire, a relancé le débat sur l'efficacité des dissolutions de groupuscules violents en France. Alors que le gouvernement, mené par le Premier ministre Sébastien Lecornu, souhaite durcir les mesures contre ces mouvements, des voix s'élèvent pour souligner l'inefficacité de cette approche.

Des dissolutions perçues comme symboliques

Le groupuscule antifasciste Jeune Garde, dissout en juin 2025, est directement mis en cause dans l'affaire Deranque. Pourtant, selon des sources policières, cette dissolution n'aurait pas empêché les violences. Christophe Pradier, policier expérimenté, affirme :

"On sait très bien que quoi qu'il se passe, ils vont remettre le couvert. À part politiquement, ça ne change pas grand-chose."

Cette analyse rejoint celle de nombreux observateurs, qui dénoncent une politique du symbole plutôt qu'une véritable stratégie de prévention.

Un cycle sans fin de reconstitutions

Les exemples abondent : les militants d'Audace, à Lyon, sont d'anciens membres du Bastion social, dissous en 2019. De même, la Jeune Garde se reforme sous d'autres bannières, comme Éteignons la flamme. Pradier compare ces groupuscules à des "points de deal" :

"Vous le démantelez et le lendemain ça recommence ailleurs, ou même à côté avec d'autres personnes."

Cette situation place les forces de l'ordre dans une position délicate, où elles doivent constamment surveiller des groupes qui se reconstituent sans cesse.

Des sanctions insuffisantes ?

Le syndicaliste policier plaide pour des peines plus lourdes, notamment contre la reconstitution de groupes violents (7 ans d'emprisonnement) et la participation à ceux-ci (5 ans). Cependant, il souligne que ces mesures restent insuffisantes face à la radicalisation croissante.

Un contexte politique tendu

Alors que le gouvernement tente de durcir le ton, l'opposition de gauche dénonce une instrumentalisation politique de la sécurité. Jean-Luc Mélenchon a récemment critiqué une approche "répressive" qui ne résout pas les causes profondes des violences. De son côté, l'extrême droite, représentée par Marine Le Pen, exige des mesures encore plus strictes, accusant le pouvoir en place de faiblesse.

La France face à une montée des violences politiques

Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de crise de la sécurité en France, où les violences politiques se multiplient. Les services de renseignement alertent depuis des mois sur la radicalisation de certains mouvements, tant à l'extrême droite qu'à l'extrême gauche. Le gouvernement Lecornu II se retrouve ainsi pris entre la nécessité d'agir et les limites d'une approche purement répressive.

À propos de l'auteur

Apophénie

Les conflits d'intérêts gangrènent notre démocratie et personne n'en parle. Des ministres qui pantouflent dans le privé, des lobbies qui rédigent les lois, des hauts fonctionnaires qui naviguent entre cabinets ministériels et conseils d'administration. Je traque ces connexions, je les documente, je les expose. On m'accuse parfois de complotisme – l'insulte facile pour discréditer ceux qui posent des questions gênantes. Mais les faits sont têtus. Et ils incriminent notre belle République.

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Commentaires (6)

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Loïc-29

il y a 1 jour

En Allemagne, ils ont essayé des mesures similaires dans les années 90. Résultat : les groupes se sont juste reconvertis en associations culturelles. Franchement, on croit vraiment que ça va marcher ici ?

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Alexandrin

il y a 1 jour

@loic-29 Ah mais c'est pas grave, l'important c'est de faire croire qu'on fait quelque chose. Après, si ça marche ou pas... pfff.

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S

Sentinelle républicaine

il y a 1 jour

On dissout, on interdit, mais qui va nettoyer derrière ? Personne. Et après on s'étonne...

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Postulat

il y a 1 jour

Comme d'hab, on fait du bruit avec des mesures symboliques pendant que les vrais problèmes s'aggravent. Bof.

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Diogène

il y a 1 jour

Dissoudre des groupuscules, c'est comme mettre un pansement sur une jambe de bois. La violence, elle, court toujours. Ptdr.

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É

Éditorialiste anonyme

il y a 1 jour

@diogene Ouais, sauf que le pansement, lui, il cache la plaie. Et la plaie, elle pue. Encore...

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