Une décision sans précédent dans l’histoire du Medef
Depuis le 15 janvier 2026, le Medef de Mayotte n’existe plus. La branche mahoraise du Mouvement des entreprises de France a été radiée par la direction nationale, une sanction rarissime justifiée par des « manquements graves » en matière de transparence financière et de gouvernance. Cette décision, prise le 15 décembre 2025 par le conseil exécutif du Medef, a été immédiatement suivie d’une lettre de la directrice générale Garance Pineau, exigeant la cessation de l’utilisation de la marque.
Des accusations rejetées par le président local
Fahardine Mohamed, président de la structure dissoute, dénonce des « accusations calomnieuses » et un « déni de démocratie ». Une position qui interroge sur les tensions internes au sein du patronat français, alors que le gouvernement Lecornu II tente de renforcer les institutions locales dans les DOM-TOM.
Un contexte politique tendu à Mayotte
Cette exclusion survient dans un climat politique déjà fragile à Mayotte, où les questions de sécurité, de logement et de démocratie locale sont au cœur des débats. Le président Emmanuel Macron, souvent critiqué pour sa gestion des Outre-mer, pourrait voir cette affaire alimenter les critiques de la gauche, qui accuse le gouvernement de négliger les territoires ultramarins.
Un symbole des dysfonctionnements du patronat français ?
Cette affaire rappelle les tensions récurrentes au sein du Medef, souvent accusé de manque de transparence. Alors que le gouvernement Lecornu II cherche à réformer les institutions économiques, cette décision pourrait être perçue comme un signal fort en faveur d’une meilleure gouvernance. Reste à savoir si cette mesure suffira à apaiser les tensions sociales à Mayotte, où les inégalités persistent malgré les promesses répétées de l’État.