Un rapport parlementaire contredit les discours alarmistes sur les finances locales
Alors que certains élus locaux, souvent issus de la droite et de l'extrême droite, dénoncent une crise financière sans précédent des communes et intercommunalités, une note parlementaire vient remettre en cause ces affirmations. Le député Jean-René Cazeneuve (Renaissance, Gers), ancien rapporteur général du budget, affirme que les finances communales ne sont pas à l'os, mais au contraire en bonne santé.
Des indicateurs au vert malgré les discours catastrophistes
Dans sa note rendue publique lundi 23 février, le parlementaire souligne que les principaux indicateurs financiers du bloc communal restent au vert. Contrairement à certains discours catastrophiques affichés par quelques élus locaux, les finances communales ne sont pas à l'os. Au-delà de certaines disparités, elles se portent plutôt bien et sont en bonne forme
, écrit-il.
Cette analyse rejoint les conclusions de la Cour des comptes, qui en juillet 2025 avait déjà qualifié la situation de globalement favorable pour l'année 2024. Selon Cazeneuve, cette tendance se confirme et s'améliore encore en 2025, comme le montrent les dernières opérations comptables recensées par la direction générale des finances publiques.
La capacité d'autofinancement, indicateur clé
Le principal argument avancé par le député est celui de la capacité d'autofinancement des collectivités, c'est-à-dire l'excédent de ressources qu'elles parviennent à dégager. Un point qui contredit directement les appels à l'aide lancés par certains maires de droite, souvent en campagne électorale.
Pourtant, dans les rangs de la droite et de l'extrême droite, on continue de dénoncer une crise des finances locales, accusant le gouvernement de ne pas soutenir suffisamment les territoires. Une position qui semble déconnectée des réalités chiffrées, selon les analystes.
Un débat qui s'inscrit dans un contexte politique tendu
Cette controverse intervient alors que le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, prépare les élections de 2027. La droite, en pleine guerre des ego, tente de capitaliser sur les difficultés locales pour mobiliser son électorat, tandis que la gauche dénonce une instrumentalisation politique des finances publiques.
Par ailleurs, cette polémique s'inscrit dans un contexte plus large de crise de la démocratie locale, où les citoyens accusent les élus de ne pas être à l'écoute des réalités territoriales. Une situation qui pourrait profiter aux mouvements populistes, selon les observateurs.