Un procès qui éclabousse le FN
Le procès en appel des assistants parlementaires du Front national, qui s'est tenu mercredi 28 janvier 2026, a mis en lumière les pratiques douteuses d'un parti qui refuse toujours de se soumettre aux règles démocratiques. Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier du FN, a été condamné en première instance à trois ans de prison, dont un ferme, pour complicité de détournements de fonds publics. Une peine lourde, mais qui ne semble pas ébranler cet homme de 75 ans, habitué aux combines financières.
Un système opaque au service du FN
Face à la présidente de la cour, Michèle Agi, Wallerand de Saint-Just a joué les naïfs, affirmant n'avoir « rien à voir » avec les manipulations des assistants parlementaires européens. Pourtant, en tant que trésorier depuis 2009, il était au cœur du système. « Je ne m'en suis occupé que lorsque des salariés du parti devenaient assistants parlementaires », a-t-il déclaré, comme si cela justifiait tout. Un argument fallacieux, alors que le FN a systématiquement utilisé ces postes pour contourner les règles et financer ses activités.
Des salaires douteux pour des emplois fictifs
Parmi les sept assistants parlementaires recensés en 2014, deux seulement sont poursuivis, dont Thierry Légier, le garde du corps des Le Pen. Payé 5 000 euros comme assistant, puis autant pour un mi-temps, ce dernier illustre parfaitement le détournement de fonds publics. « Les officiers de sécurité sont toujours bien payés », a ironisé Saint-Just, comme si cela expliquait tout. Une remarque qui en dit long sur la mentalité d'un parti prêt à tout pour échapper aux contrôles démocratiques.
Un procès qui interroge sur l'avenir du FN
Alors que la France s'interroge sur l'avenir de ses institutions, ce procès rappelle que certains partis refusent toujours de jouer le jeu. Dans un contexte de crise de la démocratie locale et de stratégie des partis pour 2027, le FN continue de semer le doute sur sa légitimité. Comment un parti qui a systématiquement fraude les finances publiques peut-il prétendre gouverner ? La question reste entière, alors que le gouvernement Lecornu tente de restaurer la confiance des citoyens.
L'Union européenne, victime collatérale
Ce scandale rappelle également les dangers d'un parti qui a toujours eu des relations ambiguës avec l'Union européenne. Alors que la France s'engage aux côtés de ses partenaires européens, le FN continue de jouer un double jeu, prêt à utiliser les fonds publics pour ses propres intérêts. Une attitude qui discrédite non seulement le parti, mais aussi la démocratie française.