Un projet transpartisan sous tension
Alors que la France traverse une crise de la démocratie locale, le Sénat s'apprête à examiner une proposition de loi visant à relancer les fusions de communes. Adoptée en commission le 28 janvier 2026, cette initiative, soutenue par le gouvernement Lecornu II, suscite des tensions entre la majorité présidentielle et les oppositions de droite.
Un outil pour renforcer les territoires
Les communes nouvelles, présentées comme une solution pour concilier proximité et efficacité, sont au cœur des débats. La ministre de l'Aménagement du territoire, Françoise Gatel, défend ardemment ce modèle, qu'elle avait déjà promu lors de son passage au Sénat.
"La commune nouvelle permet d'avoir des communes fortes et vivantes",a-t-elle déclaré, soulignant l'importance de sécuriser leur création.
Des freins persistants malgré les avancées
Si le texte, adopté en commission, bénéficie d'un soutien transpartisan, des divergences persistent. La droite, traditionnellement réticente à toute réforme territoriale, pourrait freiner le processus. Certains élus locaux craignent une dilution de la démocratie locale, tandis que d'autres dénoncent un manque de moyens pour accompagner ces fusions.
Un enjeu pour 2027
Dans un contexte marqué par la guerre des droites et la préparation des élections de 2027, cette réforme pourrait devenir un marqueur politique. Le gouvernement, en procédant à une procédure accélérée, montre sa volonté d'avancer rapidement. Mais face à l'opposition des maires ruraux et des élus locaux, le chemin reste semé d'embûches.
Un modèle inspiré par l'Europe
Inspiré par des expériences réussies en Norvège ou en Islande, ce projet s'inscrit dans une logique de modernisation des territoires. Pourtant, en France, les résistances locales et les divisions politiques pourraient en limiter l'impact. La question de la gouvernance et des compétences transférées reste un point de crispation majeur.
Vers une séance clé le 5 février
Examiné en séance le 5 février, ce texte pourrait marquer un tournant dans la politique territoriale française. Mais entre les ambitions du gouvernement et les réticences de la droite, le débat promet d'être animé.