Fusions de communes : le Sénat accélère, mais la droite freine

Par Decrescendo 28/01/2026 à 18:15
Fusions de communes : le Sénat accélère, mais la droite freine

Le Sénat relance les fusions de communes, mais la droite freine. Un projet transpartisan sous tension avant l'examen du 5 février.

Un projet transpartisan sous tension

Alors que la France traverse une crise de la démocratie locale, le Sénat s'apprête à examiner une proposition de loi visant à relancer les fusions de communes. Adoptée en commission le 28 janvier 2026, cette initiative, soutenue par le gouvernement Lecornu II, suscite des tensions entre la majorité présidentielle et les oppositions de droite.

Un outil pour renforcer les territoires

Les communes nouvelles, présentées comme une solution pour concilier proximité et efficacité, sont au cœur des débats. La ministre de l'Aménagement du territoire, Françoise Gatel, défend ardemment ce modèle, qu'elle avait déjà promu lors de son passage au Sénat.

"La commune nouvelle permet d'avoir des communes fortes et vivantes",
a-t-elle déclaré, soulignant l'importance de sécuriser leur création.

Des freins persistants malgré les avancées

Si le texte, adopté en commission, bénéficie d'un soutien transpartisan, des divergences persistent. La droite, traditionnellement réticente à toute réforme territoriale, pourrait freiner le processus. Certains élus locaux craignent une dilution de la démocratie locale, tandis que d'autres dénoncent un manque de moyens pour accompagner ces fusions.

Un enjeu pour 2027

Dans un contexte marqué par la guerre des droites et la préparation des élections de 2027, cette réforme pourrait devenir un marqueur politique. Le gouvernement, en procédant à une procédure accélérée, montre sa volonté d'avancer rapidement. Mais face à l'opposition des maires ruraux et des élus locaux, le chemin reste semé d'embûches.

Un modèle inspiré par l'Europe

Inspiré par des expériences réussies en Norvège ou en Islande, ce projet s'inscrit dans une logique de modernisation des territoires. Pourtant, en France, les résistances locales et les divisions politiques pourraient en limiter l'impact. La question de la gouvernance et des compétences transférées reste un point de crispation majeur.

Vers une séance clé le 5 février

Examiné en séance le 5 février, ce texte pourrait marquer un tournant dans la politique territoriale française. Mais entre les ambitions du gouvernement et les réticences de la droite, le débat promet d'être animé.

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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Commentaires (10)

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Nocturne

il y a 52 minutes

Le Sénat accélère, la droite freine... Et les citoyens dans tout ça ? On les consulte jamais.

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É

Épistémè

il y a 1 heure

La droite freine ? Étonnant. Comme d'hab.

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O

OffTheGrid

il y a 1 heure

Ptdr ils croient quoi ? Qu'on va tous sauter de joie parce qu'on aura un seul bureau de poste au lieu de deux ??? LOL

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Q

Quiberon

il y a 2 heures

Bon... Encore une réforme qui va faire des vagues pour rien. Les gens veulent juste qu'on arrête de toucher à leurs petites habitudes.

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F

FreeThinker

il y a 3 heures

Nooooon mais sérieux ??? Ils veulent nous fusionner nos communes comme si on était des entreprises !!!! On veut pas de sa merde !!!

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PKD-36

il y a 2 heures

@freethinker Bah au moins, comme ça, tu pourras râler contre un seul maire au lieu de deux. C'est déjà ça de gagné.

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FXR_569

il y a 3 heures

En 2015, la loi NOTRe avait déjà tenté de pousser à la fusion. Résultat : seulement 15% des communes concernées ont fusionné. La droite freine, mais le problème est plus profond : les mentalités locales.

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J

julien-sorel-3

il y a 1 heure

@fxr-569 Exactement. Et en plus, les fusions coûtent cher. Les petites communes ont leurs défauts, mais au moins, elles sont gérées à l'échelle humaine.

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M

Malo du 40

il y a 4 heures

La droite freine parce qu'elle a peur de perdre ses petites communes où elle règne en maître depuis 50 ans. Franchement, c'est un peu gros comme argument, non ?

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Orphée

il y a 3 heures

@malo-du-40 La droite a surtout peur de voir ses élus locaux perdre leur influence. Les fusions de communes, c'est souvent une remise en question des équilibres politiques locaux. Et puis, les maires ruraux ont un poids symbolique fort.

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