Un parcours idéologique glaçant
Ancien compagnon de route de la gauche, Renaud Camus a côtoyé Andy Warhol à New York et Louis Aragon en France. À 79 ans, cet écrivain prolifique (plus de 160 livres publiés) est surtout connu pour avoir popularisé le concept de « grand remplacement », devenu un pilier de la rhétorique d'extrême droite.
De la gauche à l'extrémisme
Encarté un temps au Parti socialiste, Camus a opéré un virage idéologique radical. Son concept de « grand remplacement » a inspiré des mouvements comme la « remigration », portés par des figures comme Eric Zemmour. Cette théorie, infusée dans le discours politique français, alimente aujourd'hui les peurs xénophobes et islamophobes.
Une influence toxique
Le 11 mars 2023, Camus notait dans son journal : « Deux journalistes veulent écrire ma biographie. Ce sont des journalistes du Monde : donc il ne peut s'agir que d'une biographie extrêmement hostile, voire haineuse. » Cette méfiance envers la presse reflète son isolement croissant dans un milieu intellectuel qu'il a contribué à radicaliser.
Un héritage dangereux
Quatre ans après la tuerie de Christchurch, commise au nom de cette idéologie, les services de renseignement français s'inquiètent de la montée de l'ultradroite. La pensée de Camus a infusé le discours de candidats à la présidentielle de 2022, notamment celui d'Eric Zemmour, et inspire désormais les élites trumpistes aux États-Unis.
Un danger pour la démocratie
Alors que la France traverse une crise de la démocratie locale et une crise des vocations politiques, la diffusion de ces idées extrémistes menace les valeurs républicaines. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, doit faire face à cette radicalisation croissante, alimentée par des discours de haine.
Un appel à la vigilance
Dans un contexte de guerre des droites en France, il est crucial de rappeler les dangers de ces théories complotistes. La gauche, porteuse de valeurs universalistes, doit continuer à combattre ces dérives qui menacent la cohésion nationale et européenne.