Lyon en ébullition : l’extrême droite radicale se mobilise après la mort de Quentin Deranque

Par Anachronisme 20/02/2026 à 06:18
Lyon en ébullition : l’extrême droite radicale se mobilise après la mort de Quentin Deranque

Lyon en ébullition après la mort de Quentin Deranque : l’extrême droite radicale se mobilise pour une marche sous haute tension.

Un rassemblement sous haute tension

La mort de Quentin Deranque, jeune militant d’extrême droite de 23 ans, lynché à Lyon le 12 février, a provoqué une onde de choc dans les milieux radicaux. Soupçonnés d’appartenir à la Jeune Garde, un groupuscule antifasciste proche de La France insoumise, les auteurs présumés de ce meurtre ont déclenché une vague de colère au sein de l’ultradroite, habituellement divisée.

Une marche symbolique sous surveillance

Samedi 21 février, les différentes factions de l’extrême droite radicale se rassembleront pour une marche en mémoire de Quentin Deranque, élevé au rang de martyr politique. Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon, a demandé l’interdiction de ce défilé, craignant des débordements. Des parlementaires de gauche ont également exprimé leurs inquiétudes, tandis qu’Emmanuel Macron, depuis l’Inde, a appelé les « partis extrêmes » à « faire le ménage ».

« Ce n’est pas étonnant que tout le monde aille dans la même direction : on est face à un meurtre. L’ensemble de la population attend la justice. »
— Edouard Bina, chef du syndicat d’extrême droite la Cocarde étudiante

Un contexte politique explosif

Cette mobilisation intervient dans un climat déjà tendu, marqué par une crise de la démocratie locale et une guerre des droites en France. Le gouvernement Lecornu II, confronté à des défis multiples, doit gérer cette montée des tensions tout en évitant une escalade violente. Les services de sécurité sont en alerte, craignant que cette marche ne devienne un prétexte à des affrontements entre groupes rivaux.

Du côté de l’extrême gauche, certains militants dénoncent une instrumentalisation de la mort de Quentin Deranque par des forces politiques cherchant à radicaliser davantage le débat. La France insoumise, bien que distancée du groupuscule impliqué, se retrouve sous le feu des critiques, accusée de tolérer des dérives violentes au sein de sa sphère militante.

Un appel à l’apaisement

Alors que la marche de samedi pourrait sceller une union temporaire au sein de l’ultradroite, les autorités appellent à la retenue. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a rappelé l’importance du respect de l’État de droit, soulignant que « la violence ne saurait être une réponse à la violence ». Dans un contexte de crise des vocations politiques, cette affaire risque d’alimenter un discours populiste, mettant en péril la cohésion nationale.

Les regards se tournent désormais vers la justice, attendue au tournant. Si les responsables de la mort de Quentin Deranque sont identifiés, leur procès pourrait devenir un symbole des tensions idéologiques qui traversent la société française.

À propos de l'auteur

Anachronisme

On nous vend une modernité qui n'est qu'un retour en arrière déguisé. Destruction des services publics, casse du Code du travail, démantèlement de la Sécurité sociale : tout ce que nos grands-parents ont construit est méthodiquement détruit au nom du "progrès". Je refuse cette arnaque. Mon travail consiste à rappeler d'où nous venons pour comprendre où on nous emmène. Et croyez-moi, la destination ne me plaît pas. Je continuerai à documenter ce hold-up démocratique tant que ce sera possible.

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Commentaires (5)

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S

Solstice

il y a 6 heures

Ce qui est frappant, c'est la répétition historique. En 1936, en 1968, en 2005... La France a toujours eu du mal à gérer les mouvements extrêmes. Entre répression et concession, on ne sait jamais sur quel pied danser. Et du coup, ça explose.

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A

Avocat du diable 2023

il y a 7 heures

Et vous trouvez ça normal de laisser des groupes armés défiler dans les rues ? Franchement, les autorités font pitié.

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Zen_187

il y a 9 heures

Nooooon mais sérieux ??? Ils vont encore tout casser et après c'est nous les citoyens qui va payer les pots cassés !!! Ptdr la vie en France quoi...

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Nolwenn de Nivernais

il y a 8 heures

@zen-187 Franchement, c'est toujours le même schéma : un drame, des tensions, et des politiques qui courent après. Le problème, c'est que personne ne veut vraiment désamorcer les choses. On a vu en 2005 à Clichy-sous-Bois, en 2017 à Calais... Bref, ça finit tjrs mal.

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É

Éditorialiste anonyme

il y a 9 heures

Bon... Lyon en ébullition, encore. L'extrême droite radicale qui se mobilise, comme si on avait besoin de ça. Entre les larmes de crocodile et les provocations, on se demande qui joue vraiment le jeu de la paix.

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