Un discours ferme contre les alliances avec LFI
Dans une interview exclusive accordée lundi 23 février 2026, Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne et candidat à la présidentielle, a dénoncé avec virulence les liens entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI). Une position qui s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes au sein de la gauche française, alors que les élections approchent.
La responsabilité politique de LFI pointée du doigt
Interrogé sur la mort tragique de Quentin Deranque, militant nationaliste tué à Lyon, Guedj a imputé une responsabilité morale à LFI, sans pour autant évoquer une responsabilité pénale. « Quand on est engagé dans le débat public, il faut assumer les conséquences de ses actes », a-t-il déclaré, soulignant les rapprochements entre LFI et La Jeune Garde, mouvement accusé d'être impliqué dans l'agression mortelle.
« Je trouve que l'inversion accusatoire aujourd'hui de LFI est un petit peu confortable : cette espèce de victimisation [...] »
Une rupture nette avec LFI réclamée
Guedj, farouchement opposé à toute alliance avec LFI depuis des années, a martelé son refus catégorique de toute collaboration électorale. « Il ne doit pas y avoir, au premier tour des élections municipales, un seul bulletin de vote en France, où le logo du Parti socialiste serait à côté du logo de la France insoumise », a-t-il affirmé.
Cette position s'étend également à la présidentielle, où Guedj entend séduire les électeurs insoumis en dénonçant une stratégie jugée « stérile et repoussoire ». « C'est la défaite assurée de la gauche », a-t-il prévenu, appelant à un recentrage sur des valeurs républicaines et sociales.
Un projet axé sur la protection sociale
Dans le cadre de sa campagne, Guedj met en avant un projet centré sur la protection sociale, qu'il souhaite « au cœur d'un projet politique, de la manière de le financer, juste et équitable ». Une approche qu'il oppose aux dérives de LFI et au macronisme, qu'il accuse de diviser la gauche.
« Je veux produire des richesses pour les redistribuer. »
La gauche républicaine face à la montée des extrêmes
Guedj se présente comme la « voix singulière » d'une gauche républicaine, intransigeante sur les questions démocratiques. Une posture qui intervient dans un contexte marqué par la crise de la démocratie locale et la montée des tensions politiques, notamment après les récentes violences à Lyon.
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rétablir l'ordre, la gauche se retrouve divisée entre ceux qui prônent l'unité et ceux, comme Guedj, qui refusent tout compromis avec les forces jugées trop radicales.