Un socialiste appelle à la rupture avec LFI après un drame politique
Le député de l'Essonne et candidat à la présidentielle de 2027, Jérôme Guedj, a marqué un tournant dans le débat politique français en appelant à une rupture totale avec La France insoumise (LFI). Cette position intervient après la mort tragique de Quentin Deranque, un militant identitaire tué lors d'une altercation à Lyon.
Une responsabilité politique et morale pointée du doigt
Dans une interview accordée ce lundi 23 février, Guedj a affirmé que LFI portait une responsabilité politique et morale dans ce drame, bien qu'il n'ait pas évoqué de responsabilité pénale. "Quand on est engagé dans le débat public, il faut assumer les conséquences de ses actes", a-t-il déclaré.
Le socialiste dénonce notamment les liens entre LFI et le mouvement La Jeune Garde, dissous en juin dernier, accusé d'être impliqué dans l'agression mortelle. "En soutenant un candidat issu de ce mouvement, LFI banalise la violence politique", estime-t-il.
Un appel à la rupture électorale
Guedj a été particulièrement virulent contre toute alliance électorale avec LFI, y compris pour les prochaines municipales.
"Il ne doit pas y avoir, au premier tour des élections, un seul bulletin de vote où le logo du PS serait à côté du logo de LFI", a-t-il martelé.
Il cite en exemple des villes comme Montpellier, Paris ou Marseille, où des alliances pourraient se former. Pour lui, de telles alliances seraient un "bras d'honneur" envers les candidats socialistes en campagne.
Une stratégie présidentielle axée sur la gauche républicaine
Le député de l'Essonne, qui a annoncé sa candidature début février, entend s'adresser aux électeurs de LFI. Il qualifie la stratégie de Jean-Luc Mélenchon de "stérile et repoussoir", assurant qu'elle mène à la défaite de la gauche.
Guedj se présente comme la "voix de gauche distincte du bruit et de la fureur de la France insoumise". Il revendique un héritage républicain et social, s'opposant à la fois au macronisme et à la radicalité de LFI.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des tensions internes à la gauche française et des débats sur la stratégie à adopter face à la droite et à l'extrême droite.