Un drame qui secoue la France
Le 12 février 2026, Quentin Deranque, 23 ans, perd la vie après une violente agression à Lyon. Trois jours après les faits, l'enquête peine à identifier les coupables, mais les accusations pleuvent déjà. Le collectif Némésis, proche de la victime, pointe du doigt la présence de membres de La Jeune Garde, un groupuscule d'ultragauche dissous en juin 2025.
Un lien avec La France insoumise ?
La polémique enfle autour de Raphaël Arnault, député LFI et cofondateur de La Jeune Garde. Son assistant parlementaire, Jacques-Élie Favrot, est accusé d'avoir participé à l'agression. Ce dernier dément fermement toute implication, tout comme le groupe antifasciste, qui affirme avoir suspendu ses activités.
"La Jeune Garde ayant suspendu ses activités, elle ne saurait être tenue pour responsable des tragiques événements ayant eu lieu à Lyon le jeudi 12 février 2026." — Communiqué de l'avocate Aïnoha Pascual
Pourtant, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a rapidement pointé du doigt l'ultragauche, alimentant un débat déjà explosif. Emmanuel Macron a lui-même dénoncé les "expressions antisémites" de LFI, tandis que le gouvernement Lecornu II tente de calmer les tensions.
Une dissolution contestée
La Jeune Garde conteste sa dissolution devant le Conseil d'État, mais l'audience prévue le 11 février a été reportée. Un hasard du calendrier qui interroge, alors que l'enquête n'a toujours pas établi de lien formel entre le groupuscule et l'agression.
Dans un climat politique déjà tendu, cette affaire relance les interrogations sur les liens entre partis politiques et mouvements radicaux. Alors que la France se prépare pour les élections de 2027, cette polémique pourrait bien marquer un tournant dans la guerre des droites.