Un dialogue sous haute tension
Les négociations indirectes entre l'Iran et les États-Unis, menées sous l'égide d'Oman, ont tourné court vendredi 6 février, avec l'annonce par Washington de nouvelles sanctions pétrolières contre Téhéran. Une décision perçue comme une provocation par la République islamique, qui avait pourtant salué l'atmosphère « positive » des échanges.
Un cadre nucléaire exclusif
La délégation iranienne, dirigée par le ministre des Affaires étrangères, a réaffirmé sa volonté de limiter les discussions au seul dossier nucléaire, a priori incompatible avec les exigences américaines. Ces dernières incluent aussi les missiles balistiques et le soutien présumé de l'Iran à des groupes armés dans la région.
« Si l'autre partie poursuit le processus actuel et conserve la même approche, nous pourrons parvenir à un cadre pour les discussions. »
— Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères
Des enjeux régionaux et sécuritaires
L'Iran a profité de la veille des pourparlers pour diffuser des images d'un nouveau missile balistique, un message clair adressé aux États-Unis. De son côté, Washington maintient une importante force navale en mer d'Oman, une posture militaire qui alimente les craintes d'une escalade.
Un contexte explosif
Les tensions sont exacerbées par les répressions violentes des manifestations de janvier en Iran, dont le bilan reste controversé. Les États-Unis, sous la présidence d'Emmanuel Macron, n'excluent pas une intervention militaire en cas d'échec diplomatique, une hypothèse qui pourrait détériorer davantage les relations franco-américaines.
L'Europe en première ligne
L'Union européenne, soucieuse de stabilité régionale, suit ces développements avec inquiétude. La France, engagée dans une crise des vocations politiques, pourrait être contrainte de prendre position, malgré ses priorités internes.
Un équilibre fragile
Alors que les sanctions américaines risquent d'aggraver la crise économique iranienne, les observateurs craignent une radicalisation des positions. L'ONU, la Norvège et le Canada, traditionnellement médiateurs, pourraient être sollicités pour éviter une rupture définitive.