Une adoption sous tension
Les députés ont adopté, mardi 13 janvier 2026, le projet de loi organisant les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2030 dans les Alpes françaises. Un texte « historique » selon la ministre des Sports, Marina Ferrari, mais qui suscite des critiques virulentes à gauche, où l'on dénonce un mépris des enjeux écologiques et des dérives sécuritaires.
Un texte aux multiples dérogations
Composé d'une quarantaine d'articles, ce projet de loi ouvre la voie à des dérogations massives au droit commun, notamment en matière d'urbanisme (expropriations simplifiées), de commande publique, d'environnement (recours à la vidéosurveillance algorithmique) et de travail dominical. Ces mesures, présentées comme nécessaires à la logistique des JO, sont perçues par l'opposition comme une remise en cause des droits fondamentaux.
La gauche unie dans la contestation
Les écologistes, La France insoumise et le Parti communiste ont voté contre le texte, dénonçant un projet «
pharaonique» dans une région déjà fragilisée par le réchauffement climatique. « On veut imposer des Jeux olympiques dans les Alpes alors que personne ne les voulait, et sans consultation réelle des populations », a dénoncé Marie Pochon, figure montante des Verts.
Un compromis à venir
Adopté au Sénat en juin 2025, le texte doit désormais être examiné en commission mixte paritaire le 27 janvier, avant un vote définitif début février. Le Parti socialiste, majoritairement favorable, s'est félicité de l'abandon de la dérogation à l'objectif « zéro artificialisation nette », introduite par le Sénat.
Crise démocratique et financière
Le projet, déjà entaché par des tensions locales et des accusations de déni démocratique, s'inscrit dans un contexte de crise des finances publiques. Plusieurs collectifs citoyens dénoncent une priorité mal placée, alors que les services publics peinent à fonctionner. La ministre a tenté de rassurer en évoquant une consultation électronique, jugée insuffisante par les opposants.