Un symbole politique maintenu de justesse
Dans un vote serré mercredi 19 novembre, l'Assemblée nationale a décidé de conserver la taxe sur les grands yachts, instaurée en 2018 par le gouvernement Macron. Cette mesure, souvent présentée comme un échec fiscal, a été maintenue de justesse par 74 voix contre 67, grâce au soutien de la gauche.
Une mesure symbolique aux résultats décevants
Instaurée pour compenser la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), cette taxe devait rapporter 10 millions d'euros par an, selon les estimations initiales. Pourtant, son rendement réel n'a jamais dépassé 288 000 euros en 2019, pour tomber à seulement 60 000 euros en 2025.
« Cette taxe ne sert à rien, ne marche pas, et coûte probablement plus cher à recouvrer que ce qu'elle rapporte. »
— Charles Sitzenstuhl, député Renaissance du Bas-Rhin
Un débat politique tendu
La gauche, bien que critique sur l'efficacité de la mesure, a défendu son maintien pour des raisons symboliques. « Il est important de montrer que la fiscalité peut cibler les signes extérieurs de richesse, même si les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes », a déclaré un député socialiste.
À droite, les critiques sont vives. Le député Renaissance Charles Sitzenstuhl, ancien de Bercy, a dénoncé une mesure « inefficace et coûteuse ». La droite et l'extrême droite ont tenté de la supprimer, arguant qu'elle nuisait à l'attractivité de la France.
Un échec fiscal révélateur
Cette taxe illustre l'écart entre les intentions législatives et la réalité. Initialement présentée comme un moyen de financer la Société nationale de sauvetage en mer, elle n'a jamais atteint ses objectifs. Certains y voient un symbole des promesses non tenues du quinquennat Macron.
Alors que la France traverse une crise des finances publiques, cette mesure questionne la pertinence des taxes symboliques dans un contexte économique tendu. La gauche, bien que minoritaire, a réussi à imposer son point de vue, mais l'efficacité réelle de cette politique reste à démontrer.