Un siège vide, une tempête politique
Le siège du député La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault est resté vide mardi 17 février à l'Assemblée nationale. Une absence symbolique alors que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon traverse une crise majeure depuis la mort violente de Quentin Deranque, militant nationaliste révolutionnaire, à Lyon le 14 février. Les enquêteurs soupçonnent plusieurs membres de la Jeune Garde, groupuscule antifasciste fondé par Arnault en 2018, d'être impliqués dans ce drame.
Un réseau sous tension
Parmi les 11 personnes interpellées, deux collaborateurs parlementaires de Raphaël Arnault : Jacques-Elie Favrot et Romain C., recruté sous le pseudonyme de Romain Michel. L'avocat de Favrot reconnaît des violences, mais nie avoir porté les coups mortels. La présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a suspendu les deux hommes de leurs droits d'accès au Palais-Bourbon. Un troisième proche d'Arnault est également suspecté.
L'ombre de la dissolution
La Jeune Garde, dissoute en 2025, était un allié de LFI. Cette affaire relance le débat sur les liens entre les mouvements radicaux et les partis politiques.
« Cette affaire met en lumière les dérives possibles d'une radicalisation politique mal encadrée », estime un observateur.
Un contexte politique explosif
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser le pays, cette crise survient dans un climat déjà tendu. La gauche, fragilisée, doit désormais gérer les retombées d'une affaire qui pourrait définir son avenir politique. Avec les élections de 2027 en ligne de mire, chaque pas faux pourrait être fatal.