Le Mage du Kremlin : un film franco-russe qui révèle les tensions géopolitiques

Par Renaissance 21/01/2026 à 06:23
Le Mage du Kremlin : un film franco-russe qui révèle les tensions géopolitiques

Le Mage du Kremlin, film d'Olivier Assayas, révèle les tensions franco-russes et interroge la démocratie face aux régimes autoritaires.

Un thriller géopolitique qui fait polémique

Arras, novembre 2025. Malgré le froid hivernal, près de 900 spectateurs se pressent pour découvrir Le Mage du Kremlin, le dernier film d'Olivier Assayas, présenté en avant-première au Arras Film Festival. Cette superproduction, dotée d'un budget de 23 millions d'euros, plonge les spectateurs dans les arcanes du pouvoir russe, incarné par Jude Law dans le rôle de Vladimir Poutine.

Une fiction qui dérange

Le film, tourné en Lettonie avec une équipe franco-américaine, s'inspire d'un livre controversé et met en scène des figures réelles comme Boris Berezovski ou Garry Kasparov. Un avertissement s'affiche dès le début : « Le film reste une œuvre artistique. Les personnages, ainsi que leurs propos et opinions, sont fictifs. » Pourtant, les parallèles avec la réalité sont évidents, notamment à travers le personnage de Vladislav Sourkov, stratège en communication du Kremlin, interprété par Paul Dano.

Un tournage sous haute tension

Derrière cette production se cache une histoire franco-russe semée d'embûches. Le Mage du Kremlin illustre les tensions persistantes entre la France et la Russie, notamment dans un contexte où le gouvernement Lecornu II tente de renforcer les alliances européennes face aux menaces autoritaires. La Lettonie, pays balte membre de l'UE, a servi de décor à ce film qui interroge les liens troubles entre Moscou et l'Occident.

Un miroir des crises politiques

Alors que la France fait face à une crise des vocations politiques et à une guerre des droites, ce film rappelle l'importance de la vigilance démocratique. Le Mage du Kremlin pourrait bien devenir un outil de réflexion sur les dangers du pouvoir absolu, un thème particulièrement pertinent dans un pays où les extrêmes menacent la stabilité institutionnelle.

Un succès artistique et politique

Avec son casting international et son intrigue captivante, le film d'Assayas pourrait séduire bien au-delà des frontières françaises. Il s'inscrit dans un contexte où l'Union européenne cherche à contrer l'influence russe, notamment en soutenant les démocraties baltes. Une œuvre qui, au-delà du divertissement, pose des questions cruciales sur la géopolitique contemporaine.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (5)

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GrayMatter

il y a 4 semaines

Comme d'hab, on se retrouve avec un film qui veut tout dire et qui finit par ne rien dire. La France qui se penche sur la Russie, c'est comme un alcoolique qui conseille un régime sec. Ptdr.

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ghi

il y a 4 semaines

Assayas joue les équilibristes entre dénonciation et fascination. Le Kremlin va adorer ce film : ça fait passer Poutine pour un stratège génial. Leur stratégie de communication est toujours la même : diviser pour régner. Et ça marche...

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A

Anne-Sophie Rodez

il y a 4 semaines

Le problème c'est que l'Occident a tendance à diaboliser tout ce qui vient de Russie sans nuance. Le film pose des questions légitimes sur notre propre démocratie. Sources ? Les chiffres de Meduza sur la censure en Russie.

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Flo-4

il y a 4 semaines

@reporter-citoyen Arrête ton cinéma, le film est juste un prétexte pour parler de politique. La culture, c'est pas un outil de propagande, c'est un outil de propagande. Point.

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Reporter citoyen

il y a 4 semaines

Ce film montre bien comment Poutine instrumentalise la culture pour son soft power. Dommage qu'Assayas tombe dans le piège du 'régime pas si pire'... @anne-sophie-rodez, t'as vu les chiffres sur les cinés russes qui boycottent le film ?

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