Un choix politique controversé
Alors que Marine Le Pen promettait en 2022 de faire de la France une "protectrice des enfants maltraités", les élus du Rassemblement national (RN) continuent de fréquenter les plateaux de Jean-Marc Morandini, animateur condamné définitivement pour "corruption de mineurs". Cette situation interroge sur les valeurs défendues par le parti d'extrême droite, alors que la France traverse une crise de la jeunesse et une crise de la démocratie locale.
Une condamnation définitive ignorée
La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Jean-Marc Morandini le 14 janvier 2026, confirmant ainsi sa condamnation pour corruption de mineurs. Pourtant, quelques heures plus tard, CNews annonçait le maintien de l'animateur à l'antenne. Une décision qui contraste avec les discours moralisateurs du RN sur la protection de l'enfance.
Le RN assume ses choix
Matthieu Valet, député européen et porte-parole du RN, a participé à une émission avec Morandini le 15 janvier, sans que son parti ne s'en offusque. Sollicité par la presse, Valet n'a pas répondu. Victor Chabert, responsable de la communication du RN, a confirmé que les élus étaient libres de se rendre chez Morandini, montrant ainsi une incohérence flagrante entre les discours et les actes.
Un contexte politique tendu
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rétablir la confiance dans les institutions, cette affaire s'inscrit dans une crise des vocations politiques et une crise de la sécurité en France. Le RN, souvent critiqué pour ses alliances avec des personnalités controversées, voit sa crédibilité fragilisée par ce soutien tacite à un condamné.
Des questions sur l'éthique médiatique
CNews, chaîne souvent associée à une ligne éditoriale favorable à l'extrême droite, maintient Morandini à l'antenne. Cette décision soulève des questions sur l'éthique des médias et leur responsabilité dans la diffusion de discours politiques. Dans un contexte de crise des relations franco-américaines, où la désinformation joue un rôle croissant, cette affaire rappelle l'importance d'une information rigoureuse.
Un parti en quête de respectabilité
Alors que le RN tente de se présenter comme un parti respectable, prêt à gouverner, cette affaire vient rappeler ses contradictions.
"Elue présidente de la République, je ferai de la nation la protectrice des enfants maltraités",promettait Marine Le Pen. Pourtant, ses élus continuent de fréquenter un animateur condamné pour des crimes contre des mineurs.
Cette situation interroge sur la sincérité des engagements du RN et sur sa capacité à incarner une alternative crédible face à un gouvernement déjà fragilisé par les crises des finances publiques et la crise du logement.