Le RN sous le feu des critiques après le retrait de son candidat aux municipales de Belfort

Par BlackSwan 09/02/2026 à 23:12
Le RN sous le feu des critiques après le retrait de son candidat aux municipales de Belfort

Le RN retire son investiture à un candidat aux municipales de Belfort après des tweets controversés. Une affaire qui relance le débat sur l’extrême droite en France.

Un retrait qui soulève des questions

Le Rassemblement national (RN) a retiré son investiture à Quentin Macullo, candidat aux municipales à Belfort, après la révélation de tweets controversés. Cette décision intervient dans un contexte de tensions internes au parti d’extrême droite, déjà fragilisé par plusieurs scandales similaires.

Des propos qui dépassent les limites

Les publications incriminées, datant de 2022, ont été révélées par Mediapart. Dans l’un d’eux, le jeune candidat de 23 ans affirmait que 72 % des prénoms des nouveau-nés à Belfort avaient une consonance étrangère, une déclaration jugée discriminatoire par de nombreux observateurs. « Je n’ai même pas comptabilisé Elie et Samuel d’origine hébraïque », avait-il ajouté, renforçant l’ambiguïté de ses propos.

Un parti en quête de respectabilité

Malgré la polémique, certains cadres du RN, comme Jean-Philippe Tanguy, avaient tenté de minimiser l’affaire, qualifiant ces messages de « pas racistes ou antisémites en soi ». Une position rapidement contredite par la direction du parti, qui a finalement décidé de sévir.

« Notre main n’a jamais tremblé et ne tremblera pas pour exclure ceux qui ont des positions contraires à la ligne du parti »,
a déclaré Jordan Bardella, président du RN, lors d’un déplacement dans le sud de la France.

Une stratégie de communication en difficulté

Cette affaire s’inscrit dans une série de scandales impliquant des candidats du RN, souvent épinglés pour des propos racistes ou sexistes sur les réseaux sociaux. Lors des législatives de 2024, des dizaines de cas similaires avaient été révélés, poussant Bardella à évoquer des « brebis galeuses » dans les rangs du parti. Pourtant, ces incidents répétés remettent en cause la crédibilité d’une formation politique qui cherche à se présenter comme un parti de gouvernement.

Un contexte politique tendu

Alors que la France traverse une crise de la démocratie locale, ces affaires alimentent les critiques sur la droite et l’extrême droite. Le gouvernement de Sébastien Lecornu II, confronté à des défis majeurs comme la crise agricole et politique sanitaire, observe avec méfiance ces dérapages, qui pourraient influencer la stratégie des partis pour 2027.

Des précédents inquiétants

Le RN a déjà dû retirer son investiture à d’autres candidats, comme à Condat-sur-Vienne, où un candidat avait attribué le massacre d’Oradour-sur-Glane à des « Ukrainiens nazifiés », ou à Carpentras, où un ex-tête de liste avait publié des tweets sexistes et racistes. Ces épisodes soulignent les difficultés du parti à contrôler ses membres et à imposer une ligne claire.

Une extrême droite sous surveillance

Dans un contexte marqué par la guerre des droites en France, ces affaires renforcent les divisions au sein de la droite traditionnelle et de l’extrême droite. Alors que le RN tente de se rapprocher du pouvoir, ces scandales rappellent les risques d’une radicalisation persistante, au détriment d’une possible normalisation politique.

À propos de l'auteur

BlackSwan

Le Brexit, Trump, les Gilets jaunes : les experts n'ont rien vu venir. Normal, ils vivent dans une bulle parisienne déconnectée du pays réel. Moi, je passe mon temps sur le terrain, dans les villages abandonnés par les services publics, dans les quartiers populaires oubliés des politiques. C'est là que se prépare le prochain séisme électoral. La colère monte, et elle est légitime. Les élites feraient bien d'écouter au lieu de mépriser. Mon travail est de leur tendre un miroir.

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Commentaires (4)

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Nuage Errant

il y a 1 semaine

Nooooon mais sérieux ??? Ils font ça pk ??? C'est tjrs la même chose, ils nous prennent pour des cons !!! Et en plus, le gars il a du mal à s'excuser, genre 'c'était une blague'... pfff

2
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Hortense du 38

il y a 1 semaine

Franchement, c'est bien qu'ils retirent ce candidat ! Des tweets comme ça, c'est pas acceptable. Mais du coup, pk ils attendent la dernière minute ? En mode 'on fait le ménage quand c'est trop tard'...

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Bréhat

il y a 1 semaine

Le RN qui retire un candidat pour des tweets... ironique quand on voit certains de leurs élus actuels. Bref, la chasse aux sorcières continue, mais avec des règles qui changent selon le vent.

3
B

BookWorm

il y a 1 semaine

@brehat C'est surtout une stratégie de communication classique : ils veulent éviter les polémiques qui pourraient leur coûter des voix modérées. Mais est-ce que ça marche vraiment ? Les exemples de 2022 montrent que non...

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