Un candidat du RN désinvesti après des révélations choquantes
Le Rassemblement national (RN) a annoncé mercredi 4 février le retrait de l’investiture de Christian Richaud Simoni, tête de liste à Carpentras (Vaucluse), après la découverte de tweets racistes et sexistes datant de 2017. Cette décision intervient dans un contexte de crise de la démocratie locale, où les partis politiques tentent de se démarquer par des valeurs progressistes, tandis que l’extrême droite peine à se purger de ses éléments les plus controversés.
Des propos en contradiction avec les valeurs affichées du RN
Dans un communiqué publié sur X, le délégué départemental du RN, Thierry d’Aigremont, a exprimé sa stupéfaction face à ces publications. « Le Rassemblement national désapprouve et condamne sans réserve ces messages, en totale contradiction avec les valeurs et le projet portés par le parti », a-t-il déclaré. La commission nationale d’investiture a immédiatement retiré la candidature de M. Richaud Simoni, qui a également été suspendu dans l’attente d’une procédure disciplinaire.
Des tweets ciblant des personnalités noires et des femmes
Selon des révélations publiées en début de semaine, M. Richaud Simoni avait partagé des dizaines de tweets injurieux, notamment à l’encontre de la députée LFI Danièle Obono et du comédien Omar Sy. Ces messages, supprimés depuis, ont suscité une vague d’indignation, rappelant les dérives récurrentes de certains candidats d’extrême droite, malgré les promesses de « dédiabolisation » du parti.
Une stratégie de communication sous tension
Cette affaire intervient alors que le RN tente de se repositionner en vue des élections de 2027, dans un paysage politique marqué par une guerre des droites en France. Le parti, dirigé par Jordan Bardella, avait déjà été ébranlé en 2024 par des révélations similaires, qualifiées à l’époque de « brebis galeuses ». Pourtant, ces incidents soulignent une crise des vocations politiques au sein de la formation, où les candidats aux antécédents problématiques semblent encore nombreux.
Un enjeu pour la crédibilité du RN
Alors que le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d’Emmanuel Macron, poursuit sa politique de modernisation institutionnelle, le RN peine à se défaire de son image d’extrémisme. Cette affaire pourrait alimenter les critiques de la gauche, qui dénonce régulièrement les ambiguïtés du parti sur les questions sociétales. Dans ce contexte, la désignation d’une nouvelle tête de liste à Carpentras s’annonce comme un test pour la cohérence du RN.