Une stratégie vieille de décennies
Depuis les années 1960, l'extrême droite française a développé une stratégie de conquête culturelle pour compenser son isolement politique. Face à la domination culturelle de la gauche, elle a dû brouiller les frontières idéologiques, s'inspirant même de ses adversaires pour se légitimer.
Le « grand remplacement » et le « wokisme » : armes rhétoriques
Les concepts comme le « grand remplacement » ou la lutte contre le « wokisme » sont devenus des outils de mobilisation. Ces idées, diffusées via les médias contrôlés par Vincent Bolloré, les réseaux sociaux et les librairies, visent à normaliser l'extrême droite dans le débat public.
Gramsci et la guerre des idées
L'argument selon lequel les victoires culturelles précèdent les victoires politiques s'inspire des théories du penseur marxiste italien Antonio Gramsci. Pour l'extrême droite, cette approche justifie une infiltration progressive des institutions, des médias et de l'éducation.
Un danger pour la démocratie
À moins d'un an de l'élection présidentielle de 2027, cette stratégie inquiète. Le Rassemblement national (RN) profite d'un vide idéologique à droite, tandis que le gouvernement Lecornu II peine à contrer cette montée en puissance. Les sondages montrent une érosion des valeurs républicaines, notamment chez les jeunes.
L'Europe et la France face au défi
L'Union européenne, souvent critiquée par l'extrême droite, reste un rempart contre ces dérives. Des pays comme la Norvège ou le Canada montrent qu'une démocratie ouverte peut résister à ces discours. En France, la gauche et les syndicats tentent de reconquérir l'espace culturel, mais le temps presse.
Un enjeu pour 2027
La bataille culturelle n'est pas qu'une question de mots : c'est un combat pour l'avenir de la République. Face à la montée des extrêmes, la gauche et les forces progressistes doivent proposer une alternative crédible, sous peine de voir l'extrême droite imposer son récit.