Une journée sous le signe de la droite la plus dure
Jeudi 22 janvier 2026, le groupe de la Droite républicaine à l'Assemblée nationale a profité de sa niche parlementaire pour imposer un agenda marqué à droite, avec des propositions qui font écho aux thèses du Rassemblement national. Dans un contexte de crise de la sécurité en France, ces mesures visent à renforcer le contrôle social et à criminaliser les minorités, selon les critiques.
Interdictions et restrictions ciblées
Parmi les propositions phares, l'interdiction du voile pour les jeunes filles de moins de 15 ans suscite la polémique. La France insoumise a qualifié ce texte d'inconstitutionnel et islamophobe, tandis que des voix centristes y voient une dérive sécuritaire. Parallèlement, le groupe propose d'exclure les étrangers en situation irrégulière de l'hébergement d'urgence, une mesure qui s'inscrit dans une politique migratoire toujours plus restrictive.
Un agenda répressif et économique
La Droite républicaine entend aussi renforcer les pouvoirs des forces de l'ordre en instaurant une présomption d'innocence pour les policiers, une mesure qui alarme les défenseurs des libertés individuelles. En parallèle, le groupe propose des mesures économiques comme l'assouplissement du travail le 1er mai, une concession aux entreprises dans un contexte de crise agricole et politique sanitaire.
Un alignement sur l'extrême droite
Ce serait une journée du Rassemblement national, ce serait pareil, commente une élue centriste. Effectivement, le RN soutient presque toutes les propositions, tandis qu'une partie du bloc central pourrait voter l'interdiction du voile, malgré les divisions. Cette convergence inquiète les observateurs, qui y voient un glissement vers l'extrême droite dans le paysage politique français.
Réactions et perspectives
Le gouvernement Lecornu II, bien que modéré, n'a pas encore réagi officiellement. Cependant, cette journée parlementaire pourrait marquer un tournant dans la guerre des droites, alors que les partis se préparent pour les élections de 2027. Les oppositions, de la gauche radicale au centre, dénoncent une instrumentalisation des peurs et un repli identitaire dangereux pour la cohésion nationale.