LFI sous pression : entre appels à la démission et défense acharnée, le cas Arnault divise la gauche

Par Renaissance 18/02/2026 à 18:18
LFI sous pression : entre appels à la démission et défense acharnée, le cas Arnault divise la gauche

La France insoumise sous le feu des critiques après l'interpellation d'assistants de Raphaël Arnault. Entre appels à la démission et défense acharnée, le mouvement est divisé.

Un député LFI au cœur d'une tempête politique

La France insoumise traverse une crise majeure après l'interpellation de deux assistants parlementaires du député Raphaël Arnault, dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Cette affaire, qui rappelle l'affaire Quatennens, fragilise le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et suscite des réactions virulentes de l'opposition.

Des appels à l'exclusion et à la démission

Les adversaires politiques de La France insoumise multiplient les attaques. François-Xavier Bellamy, proche de Bruno Retailleau, a interrogé sur franceinfo :

"Est-ce que La France insoumise va exclure Raphaël Arnault ?"
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a également exigé des clarifications, appelant Mathilde Panot à exclure temporairement le député.

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, est allé plus loin en déclarant :

"Raphaël Arnault n'a pas sa place à l'Assemblée nationale. Il devrait avoir l'honneur et la décence de quitter ses fonctions."

La défense intransigeante de LFI

Malgré la pression, La France insoumise maintient son soutien à Raphaël Arnault. Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, a ironisé :

"Je n'avais pas compris que c'était Maud Bregeon qui devait désormais décider de qui était ou non député."
Danielle Obono a quant à elle dénoncé les attaques de la droite, rappelant que "la justice doit faire son travail".

Un mouvement divisé en coulisses

Si LFI affiche une unité publique, des fissures apparaissent en interne. Certains élus estiment que Raphaël Arnault pourrait être "une erreur de casting", tandis que d'autres dénoncent un "déni" de Jean-Luc Mélenchon, comparable à la gestion de l'affaire Quatennens.

L'affaire rappelle également le cas d'Hugo Prévost, exclu du groupe LFI pour des faits graves, ou celui d'Andy Kerbrat, interpellé pour achat de drogues. Ces précédents montrent une approche inégale selon les situations, alimentant les critiques internes.

Une suspension de l'Assemblée pour gagner du temps

La suspension des travaux de l'Assemblée nationale à partir du 27 février offre à LFI un répit. Le mouvement espère que la pression retombe avant la reprise des débats, le 24 mars. Mais cette affaire pourrait bien laisser des traces durables.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (10)

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Loïc-29

il y a 1 jour

Ce qui est intéressant, c'est que cette affaire montre les limites du modèle LFI. Un parti qui repose trop sur une figure charismatique est fragile. Regardez Podemos en Espagne...

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Quiberon

il y a 1 jour

Ah, encore une crise qui va finir en eau de boudin. La gauche française, championne du monde du sabordage en direct. Bon, on attend la suite...

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Le Chroniqueur

il y a 1 jour

@quiberon Tu crois vraiment que c'est juste une crise passagère ? Ou est-ce que LFI est en train de perdre son unité idéologique ?

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corte

il y a 1 jour

Franchement, jsp pk ils s'énervent autant... C'est juste un assistant, pas la fin du monde !!! Bref, la gauche est tjrs aussi drama...

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Louise54

il y a 1 jour

Et vous trouvez ça normal qu'un parti qui veut changer le monde se déchire pour des histoires d'assistants ?

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Diogène

il y a 1 jour

La gauche qui s'entretue, le RN qui sourit. Bref, la France en 2024.

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Gradation

il y a 1 jour

Nooooon mais sérieux ??? Ils veulent la démission de qui ??? Arnault ??? Mais c'est un assistant, pas un ministre !!! Ptdr, la gauche est en mode guerre civile...

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Douarnenez

il y a 1 jour

Ce qui est frappant, c'est que cette affaire rappelle les tensions internes au Labour britannique sous Corbyn. La question est : LFI peut-elle survivre à ses divisions ?

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Orphée

il y a 1 jour

@douarnenez Exactement. La différence, c'est que Corbyn avait une base militante solide. LFI, elle, dépend beaucoup de son leader charismatique. Si Mélenchon vacille, tout s'effondre.

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GameChanger

il y a 1 jour

La gauche qui se déchire, encore... Franchement, on dirait un soap opera politique. À ce rythme, ils vont finir par s'auto-détruire avant les prochaines élections. Mdr.

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