Un député LFI au cœur d'une tempête politique
La France insoumise traverse une crise majeure après l'interpellation de deux assistants parlementaires du député Raphaël Arnault, dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Cette affaire, qui rappelle l'affaire Quatennens, fragilise le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et suscite des réactions virulentes de l'opposition.
Des appels à l'exclusion et à la démission
Les adversaires politiques de La France insoumise multiplient les attaques. François-Xavier Bellamy, proche de Bruno Retailleau, a interrogé sur franceinfo :
"Est-ce que La France insoumise va exclure Raphaël Arnault ?"La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a également exigé des clarifications, appelant Mathilde Panot à exclure temporairement le député.
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, est allé plus loin en déclarant :
"Raphaël Arnault n'a pas sa place à l'Assemblée nationale. Il devrait avoir l'honneur et la décence de quitter ses fonctions."
La défense intransigeante de LFI
Malgré la pression, La France insoumise maintient son soutien à Raphaël Arnault. Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, a ironisé :
"Je n'avais pas compris que c'était Maud Bregeon qui devait désormais décider de qui était ou non député."Danielle Obono a quant à elle dénoncé les attaques de la droite, rappelant que "la justice doit faire son travail".
Un mouvement divisé en coulisses
Si LFI affiche une unité publique, des fissures apparaissent en interne. Certains élus estiment que Raphaël Arnault pourrait être "une erreur de casting", tandis que d'autres dénoncent un "déni" de Jean-Luc Mélenchon, comparable à la gestion de l'affaire Quatennens.
L'affaire rappelle également le cas d'Hugo Prévost, exclu du groupe LFI pour des faits graves, ou celui d'Andy Kerbrat, interpellé pour achat de drogues. Ces précédents montrent une approche inégale selon les situations, alimentant les critiques internes.
Une suspension de l'Assemblée pour gagner du temps
La suspension des travaux de l'Assemblée nationale à partir du 27 février offre à LFI un répit. Le mouvement espère que la pression retombe avant la reprise des débats, le 24 mars. Mais cette affaire pourrait bien laisser des traces durables.