Des inscriptions menaçantes à Rennes après le décès d'un militant nationaliste
Dans un climat politique extrêmement tendu, des inscriptions menaçant de mort des militants de La France insoumise (LFI) ont été découvertes à l'université Rennes 2. Ces actes surviennent quelques jours après le décès tragique de Quentin Deranque, militant nationaliste tué lors d'affrontements à Lyon.
Des menaces explicites contre des candidats LFI
Marie Mesmeur, députée LFI et candidate aux municipales de Rennes, a dénoncé ces inscriptions visant son suppléant et une candidate de sa liste. Parmi les graffitis, une croix gammée et le slogan « Justice pour Quentin » ont été relevés, selon des photos jointes à son communiqué.
« Ces faits constituent des menaces de mort explicites et doivent être pris avec le plus grand sérieux au regard du climat politique actuel. »
La députée a immédiatement saisi le procureur de la République de Rennes et a encouragé ses proches à déposer plainte. Le climat actuel est très grave, a-t-elle souligné.
Un contexte de violences politiques croissantes
Mercredi, le siège national de LFI à Paris a été brièvement évacué suite à une menace à la bombe, tandis qu'à Rennes, un rassemblement en hommage à Quentin Deranque est prévu samedi. Le jeune homme de 23 ans avait été roué de coups lors d'affrontements entre militants d'extrême droite et d'extrême gauche à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan.
Onze personnes ont été interpellées, dont trois proches du député LFI Raphaël Arnault. Ces violences illustrent une montée des tensions politiques en France, où les divisions entre les extrêmes s'exacerbent.
La gauche face à la radicalisation des oppositions
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir un discours d'apaisement, les partis de gauche dénoncent une banalisation de la violence encouragée par certains discours d'extrême droite. La France insoumise appelle à une réponse ferme des autorités, tandis que les observateurs s'inquiètent d'une possible escalade.
Dans ce contexte, la campagne municipale de Rennes s'annonce sous le signe de la crise démocratique locale, avec des militants de plus en plus exposés aux menaces.