Lyon en ébullition : Mélenchon accuse l'ultradroite après la mort d'un militant identitaire

Par Renaissance 27/02/2026 à 06:15
Lyon en ébullition : Mélenchon accuse l'ultradroite après la mort d'un militant identitaire
Photo par Sébastien Ramage sur Unsplash

Jean-Luc Mélenchon accuse l'ultradroite après la mort d'un militant identitaire à Lyon, dénonçant un « traquenard » politique. La crise s'étend.

Un drame politique qui secoue Lyon

Deux semaines après le décès tragique de Quentin Deranque, 23 ans, militant identitaire, sous les coups de membres de la mouvance antifa, la tension politique atteint son paroxysme à Lyon. Jean-Luc Mélenchon, figure de La France insoumise (LFI), a pris la parole jeudi 26 février lors d'un meeting de soutien aux candidats insoumis Anaïs Belouassa-Cherifi et Florestan Groult, respectivement en lice pour la mairie et la métropole lyonnaises.

Un « traquenard » de l'ultradroite selon Mélenchon

Face à une salle comble de la Bourse du travail, le leader de LFI a dénoncé un « traquenard » orchestré par l'association Némésis, qu'il accuse d'avoir délibérément provoqué des violences pour discréditer les militants antifascistes. « Elles voulaient un incident pour que surgissent des gens armés, casqués, cagoulés. Une organisation criminelle ! », a-t-il fustigé, réclamant la dissolution de ce collectif.

Des accusations qui divisent

Les liens supposés entre LFI et la Jeune Garde, groupuscule dissous dont les suspects auraient été membres, ont alimenté les critiques de la gauche à l'extrême droite. Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône, a également exigé la dissolution de Némésis, bien qu'elle ne partage pas les thèses de Mélenchon.

« Il faut tout regarder », a insisté le leader insoumis, évoquant des contacts préalables entre Némésis et des militants identitaires, révélés par la presse.

Un contexte politique explosif

Alors que le gouvernement Lecornu II peine à apaiser les tensions sociales, ce drame s'inscrit dans une crise de la démocratie locale exacerbée par les violences politiques. Les partis de gauche dénoncent une instrumentalisation de la sécurité par l'extrême droite, tandis que les observateurs s'inquiètent d'une radicalisation croissante des mouvements militants.

Réactions et perspectives

Du côté des autorités, aucune déclaration officielle n'a encore été faite, mais l'affaire pourrait alimenter les débats sur la dissolution des groupes extrémistes. Dans un contexte de stratégie des partis pour 2027, LFI tente de capitaliser sur son image de défenseur des droits démocratiques, tandis que ses adversaires l'accusent de complaisance envers les violences.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (1)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

G

GhostWriter

il y a 1 mois

Mélenchon qui accuse l'ultradroite sans preuve, c'est du grand n'importe quoi. On a vu ça avec les Gilets Jaunes, il faut toujours un bouc émissaire. Mais bon, si ça marche pour mobiliser les troupes... @episteme, t'en penses quoi ?

0
Publicité