Un jeune homme gravement blessé lors d'affrontements politiques à Lyon
Dans la soirée du jeudi 12 février 2026, un jeune homme de 23 ans a été grièvement blessé lors d'affrontements violents devant l'Institut d'études politiques de Lyon. Selon le parquet, son pronostic vital est engagé. Les faits se sont produits en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan, perturbée par des militants du collectif identitaire d'extrême droite Némésis.
Des violences inacceptables dans un contexte politique tendu
Vers 17h40, des militantes de Némésis ont déployé une banderole insultante devant l'établissement, provoquant des tensions. Peu après 19h40, les secours ont pris en charge la victime, dont l'état est décrit comme désespéré par son avocat, Fabien Rajon. Ce dernier rejette fermement la thèse d'une simple rixe, évoquant une agression ciblée.
Des versions contradictoires et des accusations politiques
La leader de Némésis, Alice Cordier, accuse un groupe d'antifascistes d'avoir agressé le jeune homme, présenté comme un simple militant assurant la sécurité. Selon elle, la victime a été tabassée avec une extrême violence, laissant des traces d'une brutalité inouïe. Cependant, l'avocat de la famille conteste cette version, affirmant que le jeune homme n'avait aucun lien avec un service d'ordre.
Réactions politiques : entre condamnations et instrumentalisation
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a condamné avec fermeté ces violences, apportant son soutien à la victime. La députée insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi a également dénoncé toute forme de violence physique, rejointe par Rima Hassan qui exige une enquête approfondie.
À droite, les réactions ont été plus polémiques. L'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a accusé l'extrême gauche d'être une menace pour la démocratie, tandis que le président du RN, Jordan Bardella, a dénoncé l'impunité de l'extrême gauche. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a fustigé la folie furieuse qui s'est emparée des lieux.
Un contexte de polarisation politique croissante
Cet incident s'inscrit dans un climat de tensions politiques exacerbées, marqué par des affrontements récurrents entre groupes d'extrême droite et mouvements antifascistes. La montée des discours identitaires et la radicalisation des débats publics alimentent ces violences, tandis que les forces de l'ordre peinent à rétablir l'ordre. Le gouvernement, confronté à une crise de la sécurité en France, appelle à la responsabilité de tous les acteurs politiques.
L'enquête, confiée à la Direction interdépartementale de la police nationale, devra déterminer les responsabilités dans cette affaire, tandis que les réactions politiques continuent de diviser le pays.