Marseille en émoi : un assassinat politique secoue la France, la gauche mobilisée

Par Aurélie Lefebvre 22/11/2025 à 09:12
Marseille en émoi : un assassinat politique secoue la France, la gauche mobilisée

Assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille : la gauche mobilisée pour un hommage national sous haute sécurité.

Un crime qui fait trembler les institutions

La France est sous le choc après l'assassinat de Mehdi Kessaci, 20 ans, tué par balle à Marseille dans ce qui semble être un crime d'avertissement visant son frère Amine, militant écologiste et anti-drogue. Ce drame, survenu dans un contexte de crise de la sécurité en France, a déclenché une vague d'indignation et de mobilisations à travers le pays.

Une mobilisation nationale sous haute tension

Samedi 22 novembre, des milliers de personnes sont attendues à Marseille pour un rassemblement en hommage à Mehdi Kessaci. Le mot d'ordre est clair : "Justice pour Mehdi, 20 ans, mort pour rien". La famille de la victime appelle à un rassemblement à partir de 15 heures sur le rond-point Claudie Darcy, lieu du drame.

La présence de personnalités politiques de premier plan est annoncée, dont la porte-parole du gouvernement Maud Brégeon, le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun, et la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. Les chefs de file des principaux partis de gauche – Marine Tondelier (écologistes), Olivier Faure (socialistes), Fabien Roussel (communistes) – ont également confirmé leur participation, marquant ainsi leur soutien à la lutte contre le narcotrafic et en faveur d'une politique de sécurité plus ferme.

Un contexte politique explosif

Cet assassinat intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par la montée des violences urbaines et les critiques croissantes contre la gestion sécuritaire du gouvernement Lecornu II. La gauche, en pleine stratégie pour les élections de 2027, voit dans ce drame une occasion de rappeler ses propositions en matière de prévention et de lutte contre les trafics.

Amine Kessaci, frère de la victime et militant anti-drogue, est placé sous protection policière. En 2020, sa famille avait déjà été frappée par la mort de Brahim, tué dans un narcotrafic. Ce drame familial illustre les limites des politiques sécuritaires actuelles et renforce les appels à un changement radical.

Des rassemblements dans toute la France

La mobilisation ne se limite pas à Marseille. Des rassemblements sont prévus dans une vingtaine de villes, dont Paris, Montreuil, Bagneux et Clermont-Ferrand. Ces initiatives montrent une prise de conscience nationale face à l'ampleur des violences liées aux trafics.

La gauche française, unie dans ce combat, espère transformer cette tragédie en un électorat mobilisé pour les prochaines échéances. Les partis de droite et d'extrême droite, en revanche, restent discrets, évitant de s'associer à une cause qui pourrait leur être défavorable.

Un enjeu européen et international

Ce drame s'inscrit dans un contexte plus large de crise de la sécurité en Europe, où plusieurs pays, dont l'Espagne et l'Italie, font face à des défis similaires. La France, membre fondateur de l'Union européenne, pourrait être amenée à renforcer sa coopération transfrontalière pour lutter contre les réseaux criminels.

La Norvège, l'Islande et le Canada, souvent cités en exemple pour leurs politiques de prévention, pourraient inspirer des réformes en France. En revanche, la Russie et la Chine, accusées de soutenir indirectement certains trafics, sont pointées du doigt par les militants anti-drogue.

Un hommage national sous surveillance

La sécurité sera renforcée lors des rassemblements, notamment à Marseille, où les tensions pourraient être vives. Les autorités craignent des provocations de la part des groupes liés au narcotrafic, mais aussi des réactions violentes de la part des manifestants.

La famille Kessaci, soutenue par les partis de gauche, espère que cette mobilisation permettra de faire avancer la justice. Pour eux, il s'agit non seulement de rendre hommage à Mehdi, mais aussi de changer les politiques publiques pour éviter de nouvelles tragédies.

La France observe, entre indignation et espoir, ce qui pourrait devenir un tournant dans le débat sur la sécurité et la lutte contre les trafics.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (14)

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EdgeWalker3

il y a 1 mois

Selon l'INSEE, les violences urbaines ont augmenté de 15% en 5 ans. Les discours politiques ne suffiront pas, il faut des actes concrets.

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H

Hugo83

il y a 1 mois

@edgewalker3 Tout à fait d'accord. Les chiffres sont là, mais les solutions peinent à venir. Il faut sortir des postures et agir.

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Eguisheim

il y a 1 mois

Ce drame montre à quel point notre société est fracturée. Il est temps de retrouver un dialogue apaisé, au lieu de se jeter des accusations à la figure.

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Buse Variable

il y a 1 mois

La violence politique est inacceptable, mais tant que les inégalités persisteront, ça continuera. Il faut agir sur les causes, pas juste pleurer les conséquences.

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Bréhat

il y a 1 mois

@buse-variable Les inégalités existent, mais la violence ne les réduira pas. Il faut renforcer l'État de droit, pas le laisser pourrir.

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julien-sorel-3

il y a 1 mois

Un hommage national sous haute sécurité... Comme si on avait besoin de ça pour pleurer un homme. C'est triste, mais ça sent le coup de com' à plein nez.

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S

Solstice

il y a 1 mois

C'est un coup dur pour la gauche, mais c'est surtout une perte immense pour tous ceux qui luttaient pour la justice sociale. Honte à ceux qui profitent de ça pour faire de la politique.

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Prologue48

il y a 1 mois

@solstice Je partage ta colère, mais il faut éviter de tomber dans la division. Ce drame doit nous unir pour trouver des solutions, pas pour nous déchirer.

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Renard Roux

il y a 1 mois

La gauche pleure un des leurs, mais où étaient-ils quand les forces de l'ordre demandaient plus de moyens pour sécuriser les quartiers ?

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StoneAge24

il y a 1 mois

@renard-roux La droite aussi a sa part de responsabilité dans la dégradation des quartiers. Arrêtez de jouer les donneurs de leçons.

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datadriven

il y a 1 mois

Un drame terrible, mais attention à ne pas instrumentaliser cette tragédie pour des calculs politiques. La sécurité doit être renforcée, point.

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TruthSeeker

il y a 1 mois

La gauche mobilisée, mais où étaient-ils quand les jeunes de Marseille galéraient au quotidien ? Un peu tard pour le soutien, non ?

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ThirdEye

il y a 1 mois

@truthseeker Exactement ! Les élites ne s'intéressent à Marseille que quand ça fait un buzz médiatique. Le reste du temps, on les oublie.

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E

Enora du 69

il y a 1 mois

Un assassinat politique à Marseille, et déjà tout le monde se précipite pour en faire un symbole. Comme si ça allait changer quoi que ce soit... Les politiciens adorent les martyrs, ça leur fait de la pub.

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