Amine Kessaci, le militant anti-narcotrafic prêt à défier l'extrême droite aux législatives

Par BlackSwan 09/02/2026 à 12:05
Amine Kessaci, le militant anti-narcotrafic prêt à défier l'extrême droite aux législatives

Amine Kessaci, militant anti-narcotrafic, annonce une association nationale contre le trafic de drogue et se dit prêt à se présenter aux législatives.

Un combat national contre le narcotrafic

Amine Kessaci, figure montante de la lutte contre le narcotrafic, a annoncé ce lundi 9 février 2026 la création d'une association nationale visant à fédérer élus et institutions dans la lutte contre les réseaux criminels. Le jeune militant, âgé de 22 ans, a été exfiltré jeudi dernier lors d'un déplacement à Aix-en-Provence en raison de menaces imminentes.

Une mobilisation au-delà des clivages

Dans un entretien accordé à une radio nationale, Amine Kessaci a souligné l'importance d'une lutte unie contre le narcotrafic, sans distinction politique. Je serai debout à côté de tous les maires, de la droite jusqu'à la France insoumise, pour que la lutte contre le narcotrafic ait la résonance nationale qu'elle doit avoir, a-t-il déclaré.

Des propositions concrètes pour les territoires

L'association projetée par Amine Kessaci prévoit notamment un mécanisme de dépaysement permettant d'aider des jeunes impliqués dans les trafics à quitter leur quartier. Le maire de Lyon pourra interpeller le maire de Bordeaux pour trouver un emploi et un logement à des jeunes souhaitant en sortir, a précisé le militant.

Un engagement sous haute protection

Vivant sous haute protection policière depuis plusieurs mois, Amine Kessaci a perdu son frère Mehdi, assassiné à Marseille le 13 novembre 2025. Les enquêteurs soupçonnent des acteurs du narcotrafic d'être impliqués dans ce meurtre. Faire machine arrière, ce n'est plus possible, ne serait-ce que pour la mémoire de mes frères assassinés, a-t-il confié.

Prêt à se lancer en politique

Engagé aux côtés du maire de Marseille Benoît Payan pour les élections municipales, Amine Kessaci a indiqué qu'il était prêt à se mobiliser lors des prochaines législatives si on le lui demande. Si on me demande de me mobiliser, je serai prêt à le faire dans une prochaine campagne, a-t-il affirmé.

Un combat pour la République

Pour Amine Kessaci, ce combat est avant tout une lutte pour la République. Soit c'est la République qui gagne, soit ce sera le narcotrafic à travers mon assassinat, a-t-il déclaré. Malgré les menaces, le jeune militant assure qu'il poursuivra son engagement, pour ces mères, ces vies, ces familles des quartiers avec qui j'ai grandi.

À propos de l'auteur

BlackSwan

Le Brexit, Trump, les Gilets jaunes : les experts n'ont rien vu venir. Normal, ils vivent dans une bulle parisienne déconnectée du pays réel. Moi, je passe mon temps sur le terrain, dans les villages abandonnés par les services publics, dans les quartiers populaires oubliés des politiques. C'est là que se prépare le prochain séisme électoral. La colère monte, et elle est légitime. Les élites feraient bien d'écouter au lieu de mépriser. Mon travail est de leur tendre un miroir.

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Commentaires (5)

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Robert T.

il y a 1 semaine

Comparons avec les Pays-Bas : là-bas, la légalisation partielle a réduit les trafics et les violences. Mais en France, on préfère la répression, qui coûte cher et ne résout rien. Kessaci a raison de vouloir une approche différente, mais il devra convaincre au-delà de son cercle militant.

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Zen_187

il y a 1 semaine

Nooooon mais sérieux ??? Un militant anti-drogue qui veut défier l'extrême droite ??? Ca va être chaud pour lui... Genre, ils vont le traiter de tous les noms et lui balancer des trucs du genre 'tu veux juste faire le buzz'. Pfff...

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Trégor

il y a 1 semaine

Amine Kessaci soulève un enjeu crucial : le trafic de drogue coûte des milliards à l'État en termes de santé publique et de sécurité. Mais comment financer son association ? Les subventions publiques sont rares dans ce domaine, et les dons privés sont souvent liés à des intérêts troubles. La question se pose : comment éviter de tomber dans le piège des financements opaques ?

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Prophète lucide

il y a 1 semaine

@tregor Franchement, c'est pas compliqué ! Il faut que l'État se bouge et finance des associations comme sa !!! Les trafiquants, ils se foutent de notre gueule depuis tjrs !!! Et vous trouvez ça normal ???

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Yvon du 39

il y a 1 semaine

@prophete-lucide Ouais enfin, l'État a d'autres priorités... Et puis, les associations anti-drogue, y'en a déjà plein. La différence avec Kessaci, c'est qu'il veut faire de la politique. Mais bon, avec l'extrême droite qui monte, ça va être compliqué pour lui...

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