Un climat de tension extrême à Lyon
Jeudi soir, une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan devait se tenir à Sciences Po Lyon. Mais l'événement a été éclipsé par une violente rixe en marge de laquelle un militant du collectif identitaire Némésis a été grièvement blessé, son pronostic vital étant engagé. Une enquête pour violences aggravées a été ouverte par le parquet de Lyon.
Une provocation d'extrême droite en amont
Vers 17h40, des militantes de Némésis, un collectif féministe d'extrême droite, ont déployé une banderole portant l'inscription "Dehors les islamo-gauchistes". Cette provocation a immédiatement déclenché des tensions, aboutissant à une rixe impliquant une cinquantaine de personnes. Selon les premières informations, le jeune militant de 23 ans, participant au service d'ordre de Némésis, a été pris en charge par les secours vers 19h40.
Des accusations croisées et un contexte politique explosif
Dans un communiqué publié sur X, Némésis accuse un groupe d'une "trentaine d'antifas" d'être à l'origine de l'agression. Le collectif affirme également qu'un collaborateur du député LFI Raphaël Arnault se trouvait parmi les manifestants. Ces accusations, non vérifiées, s'inscrivent dans un climat de montée des violences politiques en France, où les tensions entre extrêmes se multiplient.
Un contexte national tendu
Cette nouvelle altercation survient alors que le gouvernement Lecornu II tente de gérer une crise de la sécurité grandissante, avec des violences politiques de plus en plus fréquentes. La gauche, représentée par La France Insoumise, dénonce régulièrement les "provocations" de l'extrême droite, tandis que cette dernière accuse les partis de gauche de "collaboration avec les mouvements antifascistes violents".
La réponse des autorités et les enjeux politiques
Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour violences aggravées, mais les tensions politiques risquent de compliquer les investigations. Les partis de gauche appellent à une condamnation ferme des violences d'extrême droite, tandis que l'extrême droite dénonce une "instrumentalisation" de l'affaire par les médias.
Un symbole des divisions françaises
Cet incident illustre les profondes divisions qui traversent la société française, alors que le pays se prépare pour les élections de 2027. La montée des discours identitaires et la polarisation politique alimentent un climat de violence qui inquiète les observateurs.