Un drame politique qui secoue Lyon
Lyon est sous le choc après la mort de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste de 23 ans, victime d'une violente agression en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan. Les circonstances de ce drame, survenu le 12 février, continuent de susciter des interrogations et des tensions politiques.
Les faits : une agression en pleine rue
Selon les éléments révélés par le procureur de Lyon, Thierry Dran, Quentin Deranque et son groupe d'amis se trouvaient à proximité d'une conférence organisée par Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise. Ils étaient venus en soutien à un happening du collectif identitaire Némésis, opposé à l'événement. Vers 18 heures, ils ont été pris à partie par un groupe d'une vingtaine de personnes.
"Il y a eu une intervention musclée", a rapporté le procureur, décrivant une scène de violence où trois jeunes, dont Quentin Deranque, ont été jetés au sol et frappés à plusieurs reprises par des individus masqués. L'autopsie a révélé des lésions crâniennes majeures, causant la mort du jeune homme.
Une enquête criminelle ouverte, mais aucune interpellation
L'enquête, ouverte pour homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs, se poursuit. Les autorités ont recueilli plus d'une quinzaine de témoignages et analysent des vidéos de l'agression. Cependant, aucune interpellation n'a encore eu lieu.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a rapidement pointé du doigt la possible implication de l'ultragauche, une hypothèse que le procureur n'a pas confirmée, soulignant que l'enquête était en cours.
"On est en train d'identifier ceux qui sont les auteurs de ces faits. Il n'y a pas d'interpellation pour le moment."
Un contexte politique explosif
Ce drame survient dans un climat déjà tendu, marqué par la montée des tensions entre les mouvements nationalistes et les forces progressistes. La mort de Quentin Deranque risque d'alimenter encore davantage les divisions, alors que le gouvernement tente de maintenir un équilibre fragile.
Du côté de l'opposition, les réactions sont vives. La gauche dénonce une instrumentalisation politique, tandis que l'extrême droite exige des mesures fermes contre ce qu'elle qualifie de violence idéologique. Le président Emmanuel Macron a appelé au calme, mais les tensions restent palpables.
Dans ce contexte, la question de la sécurité publique refait surface, avec des interrogations sur la capacité des forces de l'ordre à prévenir de tels drames. Les services de police, déjà sous pression, devront faire la lumière sur cette affaire pour apaiser les esprits.