Un drame politique secoue Lyon
Quentin D., un étudiant de 23 ans, est décédé samedi après une agression mortelle survenue jeudi en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à l'Institut d'études politiques (IEP) de Lyon. Les circonstances de ce drame, qualifié de « guet-apens » par l'avocat de la famille, restent à éclaircir.
Une enquête ouverte pour coups mortels aggravés
Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour « coups mortels aggravés », évoquant des violences commises en réunion, avec usage d'arme et visage dissimulé. Selon l'avocat de la famille, Quentin aurait été victime d'une attaque « méthodiquement préparée » par des individus organisés et armés.
Des témoignages contradictoires
Le collectif identitaire Némésis affirme que Quentin faisait partie du service d'ordre chargé de protéger des militantes LFI, elles-mêmes agressées selon le groupe. Une vidéo montre une jeune femme projetée au sol, suivie d'une poursuite par une trentaine d'antifas. Une autre vidéo, diffusée par TF1, montre des individus frappant violemment trois personnes à terre.
Des responsabilités politiques en jeu
Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a pointé du doigt l'ultragauche, tandis que La France insoumise rejette toute responsabilité. Manuel Bompard, coordinateur national du parti, a dénoncé l'absence de forces de l'ordre et évoqué des attaques contre des permanences LFI par des groupuscules d'extrême droite.
Un contexte de tensions politiques
Plusieurs personnalités, dont Marion Maréchal et Éric Zemmour, ont participé à un rassemblement à Paris en hommage à Quentin. Le candidat UDR-RN Alexandre Dupalais a appelé à une trêve politique, suivi par d'autres candidats lyonnais. Le président Emmanuel Macron a dénoncé un « déferlement de violence inouï » et appelé au calme.
Un jeune homme engagé, loin des violences
Selon son avocat, Quentin n'était ni agent de sécurité ni membre d'un service d'ordre. Étudiant en mathématiques et pratiquant sportif, il était décrit comme un jeune homme pacifique, engagé dans la vie pastorale. Le groupe nationaliste-révolutionnaire Audace l'a présenté comme un sympathisant.
Un climat de violence politique inquiétant
Alors que la campagne municipale bat son plein, ce drame intervient dans un contexte de tensions croissantes. Le ministre de l'intérieur, Laurent Nuñez, a appelé à renforcer la vigilance autour des rassemblements politiques. La France insoumise a mis en garde contre une montée des violences d'extrême droite.