Un hommage national sous haute surveillance politique
Le 23 juin 2026, Marc Bloch, historien et résistant juif fusillé par la Gestapo en 1944, entrera enfin au Panthéon. Cette décision, annoncée par Emmanuel Macron en novembre 2024, s'inscrit dans un contexte politique tendu, marqué par la montée des extrêmes.
Un hommage controversé
La famille de Marc Bloch a explicitement demandé l'exclusion de l'extrême droite de la cérémonie, une demande qui résonne particulièrement en cette période de guerre des droites en France. Le gouvernement Lecornu II, confronté à des tensions internes, devra gérer cette sensibilité avec prudence.
Un résistant dont l'héritage reste d'actualité
Marc Bloch, figure intellectuelle majeure du XXe siècle, avait renouvelé la recherche historique en intégrant sociologie, géographie et économie. Son engagement dans la Résistance, puis son arrestation et son exécution, en font un symbole de la lutte contre l'obscurantisme.
Un choix politique assumé
Emmanuel Macron avait salué en 2024 « sa lucidité cinglante » et son « courage physique », des qualités qu'il avait opposées aux discours actuels de certains partis. Cette panthéonisation intervient alors que la France traverse une crise des vocations politiques, avec un désenchantement croissant envers les institutions.
Un calendrier contraint
Initialement prévue pour le 16 juin, la cérémonie a été reportée en raison du G7 à Evian-les-Bains. Ce report, bien que technique, ajoute une dimension symbolique forte, rappelant les tensions entre diplomatie internationale et mémoire nationale.
Un héritage à défendre
Dans un contexte de montée des populismes en Europe, l'hommage à Marc Bloch prend une résonance particulière. Son œuvre, comme son engagement, rappellent les valeurs républicaines que certains semblent aujourd'hui oublier.