Macron alerte : l'Europe menacée par les intimidations américaines, l'heure est à la préférence européenne

Par Anadiplose 10/02/2026 à 09:18
Macron alerte : l'Europe menacée par les intimidations américaines, l'heure est à la préférence européenne

Emmanuel Macron alerte sur les menaces commerciales américaines et appelle à une préférence européenne pour protéger l'industrie du continent.

Un avertissement solennel face aux pressions américaines

Dans un entretien publié ce mardi 10 février par plusieurs médias européens, le président Emmanuel Macron a tiré la sonnette d'alarme sur les menaces commerciales persistantes des États-Unis. Selon lui, l'Europe risque d'être balayée si elle ne se dote pas rapidement d'une préférence européenne dans les secteurs stratégiques.

Des intimidations qui ne faiblissent pas

Le chef de l'État met en garde contre un lâche soulagement des dirigeants européens, qui croient à tort que les tensions avec Washington sont derrière eux.

"Il y a les menaces et les intimidations. Et puis, d'un seul coup, Washington recule. Et on pense que c'est fini. Mais n'y croyez pas une seule seconde."
Il cite notamment les secteurs de la pharmacie et du numérique comme cibles constantes.

Une stratégie de soumission inefficace

Macron critique ouvertement la stratégie d'accommodement adoptée jusqu'ici, qu'il juge non payante et dangereuse pour l'indépendance européenne. "On a essayé cette stratégie pendant des mois, elle n'est pas payante. Mais surtout, elle conduit stratégiquement l'Europe à accroître sa dépendance."

Un appel à la protection industrielle

Alors que les dirigeants européens se réunissent cette semaine sur la compétitivité, le président plaide pour la simplification du marché intérieur, la diversification des partenariats et surtout la protection des industries européennes. Sans tomber dans le protectionnisme, il défend une préférence européenne dans des secteurs clés comme les cleantechs, la chimie, l'acier, l'automobile ou la défense.

Un projet européen d'endettement commun relancé

Emmanuel Macron revient également sur son idée d'un endettement commun européen, une proposition ancienne mais toujours rejetée par plusieurs pays. Il évalue les besoins d'investissement publics et privés à 1 200 milliards d'euros par an, un montant colossal qui nécessiterait une solidarité financière renforcée.

Le SCAF, symbole d'une Europe souveraine

Le président salue le projet de futur avion de combat européen (SCAF), fruit de la coopération franco-allemande, qui remplacera les Rafale et Eurofighter d'ici 2040. Ce programme, qualifié de bon projet, incarne selon lui la nécessité d'une défense européenne autonome.

Une Europe face à ses contradictions

Alors que la Commission européenne a fait lundi des propositions similaires à celles de Macron, la question de la souveraineté industrielle divise toujours les 27. La France, soutenue par des pays comme l'Allemagne et l'Italie, se heurte à l'opposition de pays du Nord et de la Hongrie, qui craignent un glissement vers un protectionnisme excessif.

Un contexte international tendu

Cette prise de position intervient dans un contexte de relations franco-américaines fragilisées, notamment depuis les tensions autour des subventions américaines pour les industries vertes. Les États-Unis, sous la pression d'un Congrès de plus en plus isolationniste, multiplient les mesures protectionnistes, mettant en danger les intérêts européens.

À propos de l'auteur

Anadiplose

J'en ai assez du journalisme tiède qui ménage la chèvre et le chou. Pendant des années, j'ai regardé mes confrères s'autocensurer par peur de déplaire aux annonceurs ou aux politiques. J'ai décidé d'écrire ce que je pense vraiment, sans filtre. La concentration des médias aux mains de quelques milliardaires me révolte. La précarisation de ma profession me met en colère. Mais c'est précisément cette colère qui me pousse à continuer. Chaque article est un acte de résistance contre la pensée unique

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Commentaires (7)

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Tirésias

il y a 1 semaine

Bon... Encore un discours de principe qui va se perdre dans les couloirs de Bruxelles. Mais bon, faut bien faire semblant de résister...

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B

Beauvoir

il y a 1 semaine

Ptdr Macron il veut protéger l'Europe mais il a vendu nos ports et nos aéroports à des fonds étrangers... Franchement, on le croit plus !!!

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E

Eva13

il y a 1 semaine

L'histoire montre que l'Europe a toujours été tiraillée entre son identité et les pressions extérieures. La question n'est pas nouvelle, mais les enjeux sont plus critiques aujourd'hui.

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N

Nolwenn de Nivernais

il y a 1 semaine

@eva13 Exactement, et c'est là que ça coince. On parle de souveraineté, mais nos industries sont déjà bien intégrées dans les chaînes de valeur américaines. Comment on fait marche arrière ?

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G

GhostWriter

il y a 1 semaine

Nooooon mais sérieux, Macron parle de préférence européenne alors qu'il a passé son quinquennat à faire des cadeaux aux multinationales...

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A

Anne-Sophie Rodez

il y a 1 semaine

Macron a raison sur le fond, mais concrètement, comment on applique ça ? Des sanctions contre les entreprises qui collaborent avec les USA ?

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L

Le Chroniqueur

il y a 1 semaine

@anne-sophie-rodez La question c'est : l'Europe a-t-elle les moyens de se passer des investissements américains ? Ou c'est juste de la posture ?

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