Une mesure symbolique face à la montée des extrémismes
Le président Emmanuel Macron a annoncé, lors d'une cérémonie d'hommage à Ilan Halimi, une peine d'inéligibilité obligatoire pour les élus condamnés pour actes ou propos antisémites, racistes ou discriminatoires. Une initiative saluée par la gauche, mais qui pourrait alimenter les tensions avec l'opposition de droite et d'extrême droite.
Un combat républicain contre l'hydre antisémite
Dans un discours ferme, le chef de l'État a dénoncé l'hydre antisémite qui s'immisce dans chaque interstice de la société française.
"Trop souvent, les peines délivrées contre les auteurs de délits et crimes antisémites semblent dérisoires. Pour faire la transparence et la vérité, je souhaite que soit mis en place un suivi précis des peines et des sanctions",a-t-il déclaré.
Renforcement des sanctions et lutte contre la haine en ligne
Le gouvernement Lecornu II et le Parlement travailleront à un renforcement de la pénalisation des actes antisémites et racistes. Macron a également annoncé des mesures contre le poison de la haine numérique, exigeant des plateformes un retrait rapide des contenus haineux sous peine d'amendes européennes.
Un contexte de hausse des violences antisémites
Selon le ministère de l'Intérieur, les actes antisémites n'ont jamais été aussi élevés que ces trois dernières années, notamment depuis les attaques du 7 octobre 2023 en Israël. Le président a pointé du doigt l'antisémitisme islamiste, celui d'extrême droite et celui d'extrême gauche, ainsi que l'antisionisme utilisé comme masque.
Une cérémonie empreinte d'émotion
La cérémonie, organisée 20 ans après la mort d'Ilan Halimi, s'est conclue par la plantation d'un chêne dans le jardin de l'Élysée, symbole d'enracinement de la mémoire du jeune homme. Un geste symbolique qui rappelle l'engagement de la République contre toutes les formes de haine.