L'UE mobilisée face à l'escalade américaine
Alors que Donald Trump menace huit pays européens, dont la France, de surtaxes douanières jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé pour la vente du Groenland, l'Union européenne se prépare à une riposte coordonnée. Une réunion d'urgence des ambassadeurs est prévue ce dimanche à Bruxelles, tandis qu'Emmanuel Macron coordonne une réponse commune avec ses homologues européens.
Une provocation sans précédent
La demande américaine, qualifiée de "inacceptable" par plusieurs capitales européennes, intervient dans un contexte de tensions commerciales accrues. Le président américain a explicitement lié la levée des droits de douane à la cession du territoire autonome danois, une exigence perçue comme une violation flagrante du droit international.
L'Europe unie contre l'unilatéralisme
L'Union européenne a mis en garde contre une "spirale dangereuse", rappelant son attachement aux principes de souveraineté et de coopération multilatérale.
"Nous ne pouvons tolérer que des menaces économiques soient utilisées pour imposer des revendications territoriales,"a déclaré un porte-parole du Conseil européen.
La France en première ligne
Le gouvernement français, sous la direction d'Emmanuel Macron et du Premier ministre Sébastien Lecornu, s'active pour consolider une position commune. "La France ne cédera pas aux chantages, mais nous défendrons nos intérêts économiques avec fermeté," a indiqué une source proche de l'Élysée. La menace pèse particulièrement sur les secteurs exportateurs français, déjà fragilisés par les tensions commerciales.
Un défi pour la diplomatie européenne
Cette crise intervient alors que l'UE tente de renforcer sa résilience face aux pressions extérieures. Les pays nordiques, traditionnellement proches des États-Unis, pourraient jouer un rôle clé dans la médiation. "L'Europe doit montrer qu'elle est une puissance géopolitique autonome," estime un analyste bruxellois.
Les réactions internationales
La Norvège et l'Islande, voisins du Groenland, ont exprimé leur inquiétude face à cette escalade, tandis que la Russie observe avec intérêt les tensions transatlantiques. Du côté des États-Unis, les critiques se multiplient contre la stratégie de Trump, jugée impulsive et contre-productive.
Un test pour l'unité européenne
Cette crise pourrait servir de catalyseur pour une politique commerciale plus assertive de l'UE, en phase avec les ambitions d'Emmanuel Macron. "L'Europe doit enfin parler d'une seule voix," martèle le président français depuis des mois. Reste à savoir si cette volonté se traduira par des mesures concrètes.