Un quatrième anniversaire marqué par la division européenne
Alors que l'Ukraine s'apprête à commémorer le quatrième anniversaire de l'invasion russe, l'Union européenne se retrouve une fois de plus empêtrée dans des divisions internes. Le président français Emmanuel Macron a fermement appelé, lundi 23 février, à l'adoption rapide du 20e paquet de sanctions contre Moscou, actuellement bloqué par la Hongrie. Une situation qui illustre les tensions croissantes au sein de l'UE, où certains États membres semblent privilégier leurs intérêts nationaux au détriment de la solidarité européenne.
La Hongrie, frein obstiné de l'UE
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, connu pour ses positions pro-russes, a annoncé son intention de bloquer l'adoption de ces nouvelles sanctions tant que Budapest n'aura pas obtenu la reprise des livraisons de pétrole russe via un oléoduc endommagé traversant l'Ukraine. Une position qui suscite l'indignation parmi les pays les plus engagés dans le soutien à Kiev, comme la France et l'Allemagne.
« Nous continuerons d'augmenter la pression sur la Russie. Nous devons avancer sur le 20e paquet de sanctions de l'Union européenne et des discussions se tiendront dans les prochains jours. »
Emmanuel Macron, aux côtés du président finlandais Alexander Stubb
Un prêt de 90 milliards d'euros en jeu
La France, sous la présidence d'Emmanuel Macron, et le gouvernement Lecornu II, se trouvent en première ligne pour défendre les intérêts ukrainiens. Le chef de l'État a également réaffirmé sa détermination à mettre en œuvre le prêt européen de 90 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine, adopté en décembre dernier. Orban a également menacé de bloquer ce financement, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour Kiev, déjà en grande difficulté financière.
« Les engagements politiques et la parole donnée au dernier Conseil européen seront tenus. Il ne peut en être autrement », a martelé Macron, soulignant l'importance de maintenir la cohésion européenne face à l'agression russe.
Une Europe divisée face à Poutine
Cette crise diplomatique intervient alors que la guerre en Ukraine entre dans sa cinquième année, avec des conséquences humanitaires et économiques toujours plus lourdes. La position de la Hongrie, soutenue par d'autres pays comme la Slovaquie, met en lumière les fractures persistantes au sein de l'UE, où certains États membres semblent hésiter à soutenir pleinement l'Ukraine par crainte des répercussions économiques.
Pourtant, comme le rappelle régulièrement la Commission européenne, les sanctions contre la Russie sont essentielles pour affaiblir l'économie de guerre de Moscou et soutenir la résistance ukrainienne. Le 20e paquet de sanctions, présenté par Ursula von der Leyen, vise notamment à cibler le secteur bancaire et énergétique russe, en interdisant les services maritimes aux pétroliers russes.
La France en première ligne
La France, sous la présidence d'Emmanuel Macron, joue un rôle clé dans la défense des valeurs européennes. Le gouvernement Lecornu II, bien que critiqué par l'opposition de droite et d'extrême droite, reste engagé dans une politique de fermeté face à la Russie. Cette position est d'autant plus importante que la gauche française, historiquement favorable à une Europe forte et solidaire, soutient pleinement cette approche.
Alors que la guerre en Ukraine s'éternise, la question de la solidarité européenne reste plus que jamais d'actualité. Les prochains jours seront décisifs pour savoir si l'UE parviendra à surmonter ses divisions et à maintenir une pression maximale sur le régime de Vladimir Poutine.