Une mesure symbolique et politique
Emmanuel Macron a annoncé vendredi 13 février 2026 une proposition choc : l’instauration d’une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus condamnés pour actes ou propos antisémites, racistes ou discriminatoires. Une mesure présentée comme un renforcement de la transparence et un rappel à l’ordre des « sentinelles de la République ».
Un discours engagé contre « l’hydre antisémite »
Lors de son hommage à Ilan Halimi, jeune juif torturé à mort en 2006, le président a dénoncé une « hydre antisémite » infiltrée dans la société française depuis vingt ans.
« Trop souvent, les peines contre les auteurs de délits antisémites semblent dérisoires. Il faut un suivi précis des sanctions »,a-t-il déclaré, pointant du doigt les lacunes du système judiciaire.
Une offensive contre tous les extrêmes
Macron a ciblé sans détour l’antisémitisme islamiste, responsable selon lui du pogrom du 7 octobre en Israël, mais aussi l’extrême gauche et l’extrême droite, accusées de propager des clichés sur la « puissance et la richesse » des Juifs. Une référence voilée à la montée des discours radicaux, alors que la guerre des droites fait rage en France.
Un projet de loi en préparation
Le gouvernement Lecornu II et le Parlement travailleront à un renforcement des pénalités contre ces délits, sans préciser les modalités. Une initiative saluée par la gauche, mais qui pourrait alimenter les tensions avec l’opposition, notamment la droite nationaliste, souvent épinglée pour ses dérives.
Un contexte politique tendu
Cette annonce intervient alors que la France traverse une crise de la démocratie locale, avec des élus locaux sous pression et des vocations politiques en baisse. Le président tente de se positionner en garant des valeurs républicaines, face à un paysage politique fragmenté en vue des élections de 2027.
Un message européen
En évoquant les menaces antisémites, Macron a rappelé l’importance de la vigilance dans un contexte international marqué par la montée des populismes. Un clin d’œil aux partenaires européens, comme l’Allemagne et l’Espagne, engagés dans des luttes similaires contre l’extrémisme.