Violences politiques : la Jeune Garde antifasciste accusée d'un meurtre à Lyon

Par SilverLining 17/02/2026 à 06:16
Violences politiques : la Jeune Garde antifasciste accusée d'un meurtre à Lyon

Mort violente à Lyon : la Jeune Garde antifasciste accusée d'un meurtre politique. Enquête en cours, tensions politiques exacerbées.

Un mort dans un contexte de tensions politiques exacerbées

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, militant d'extrême droite identitaire, a plongé Lyon dans une crise politique et sécuritaire. Selon les premières investigations, le jeune homme a succombé à des coups portés par plusieurs individus masqués lors d'une altercation survenue en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan (LFI).

Un contexte de radicalisation inquiétant

Cette affaire s'inscrit dans un climat de polarisation croissante, où les violences politiques se multiplient. La Jeune Garde, groupuscule antifasciste, est pointée du doigt par les autorités, bien que les identités des agresseurs restent à ce jour inconnues. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué des témoignages concordants, mais a appelé à la prudence avant toute conclusion définitive.

« L'enquête permettra de confirmer ou pas si c'étaient des militants de la Jeune Garde. Mais les témoignages vont en ce sens, manifestement. »

— Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur

Une enquête requalifiée en homicide volontaire

Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a précisé que la victime avait été frappée par au moins six individus encagoulés. L'enquête, initialement ouverte pour violences, a été requalifiée en homicide volontaire, soulignant la gravité des faits. Le gouvernement, sous la pression de l'opinion publique, a promis une réponse ferme contre les violences politiques.

Réactions politiques et tensions persistantes

À droite, les réactions ont été vives, avec des appels à une répression accrue des mouvements d'extrême gauche. À gauche, certains dénoncent une instrumentalisation politique d'un drame, tandis que d'autres appellent à un dialogue pour apaiser les tensions. La conférence de Rima Hassan, sur les droits des migrants, avait déjà suscité des controverses avant cet incident tragique.

Un défi pour le gouvernement Lecornu II

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, fait face à un défi majeur : concilier fermeté sécuritaire et respect des libertés démocratiques. Dans un contexte de montée des extrêmes, le gouvernement est sous pression pour éviter une escalade des violences. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si cette affaire reste isolée ou annonce une nouvelle ère de confrontation politique.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (6)

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germinal

il y a 3 jours

Comme d'hab... La violence engendre la violence. En 39-45, c'était pareil. Aujourd'hui, on a juste remplacé les milices par des groupes en hoodies. Le progrès, quoi. Après, qui a commencé ? Personne, tout le monde. Bref, on est mal barrés...

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T

TruthSeeker

il y a 3 jours

La question c'est : pourquoi on laisse ces groupes exister ? La Jeune Garde est interdite, mais ils continuent sous un autre nom. Et l'État fait quoi ? Rien. On va encore attendre un mort pour réagir ? Franchement, c'est à vomir. @apollon-6 t'en penses quoi ?

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É

Économiste curieux 2024

il y a 3 jours

Nooooon mais sérieux ??? On va encore avoir droit au même cirque : les uns qui crient à la légitime défense, les autres qui hurlent au fascisme. Bref, tout le monde va s'en servir pour se faire de la pub. Pendant ce temps, le mort est mort. Franchement, on a pas fini d'en entendre parler...

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DigitalAge

il y a 3 jours

Ptdr @economiste-curieux-2024 t'as raison mais genre... c'est tjrs la meme chose !!! Les mecs se tapent dessus et après c'est nous qui trinquent. J'ai vu des vidéos de la manif à Lyon, c'était la guerre civile en mode... Franchement j'ai peur pour la suite...

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Eguisheim

il y a 3 jours

La violence politique est inacceptable, peu importe l'étiquette. Mais faut pas non plus faire l'autruche : quand des groupes d'extrême droite multiplient les provocations, c'est normal que ça dégénère. Après, un meurtre reste un meurtre, point. J'ai vu des trucs dingues à des manifs, mais là c'est un autre niveau...

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I

Ingénieur perplexe

il y a 3 jours

@eguisheim Exact, mais le problème c'est que ces groupes s'auto-alimentent. Statistiquement, 70% des violences politiques viennent de l'ultradroite depuis 2018 (source : ministère de l'Intérieur). La Jeune Garde est une réaction, pas une cause. Après, ça excuse rien, mais faut regarder les causes profondes.

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