Un clash diplomatique en pleine crise politique
La mort tragique de Quentin Deranque, jeune militant identitaire, a ravivé les tensions entre la France et l'Italie, alors que le pays se prépare pour les élections municipales. Emmanuel Macron, en déplacement officiel en Inde, a vivement critiqué la Première ministre italienne Giorgia Meloni pour ses commentaires sur l'affaire.
Des propos qui font polémique
Dans un tweet, Giorgia Meloni avait évoqué un « climat de haine idéologique » en France, qualifiant l'assassinat de Quentin Deranque d'« attaque par des groupes liés à l'extrémisme de gauche ». Une déclaration qui a immédiatement suscité la colère du président français.
« Je suis toujours frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu'on les embête chez eux sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres. Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés. »
La droite française monte au créneau
Les réactions ne se sont pas faites attendre. Bruno Retailleau, président des Républicains, a accusé Emmanuel Macron de « laxisme » en refusant de désigner explicitement les responsables de la violence politique. « En mélangeant les uns et les autres, ça lui évite de désigner le coupable : la Jeune Garde et LFI. Ce parti a quitté le champ républicain depuis bien longtemps », a-t-il déclaré.
De son côté, Marion Maréchal, eurodéputée d'extrême droite, a estimé qu'Emmanuel Macron « n'a pas la culture politique pour comprendre que l'assassinat d'un jeune de droite par l'extrême gauche a une résonance particulière ». Une attaque frontale qui souligne les fractures persistantes au sein de la droite française.
Un contexte explosif à quelques semaines des municipales
Alors que les élections municipales approchent, le gouvernement tente de calmer le jeu. Sébastien Lecornu, Premier ministre, a appelé à « la retenue et au respect », mais ses appels semblent peine à convaincre. La mort de Quentin Deranque a en effet relancé le débat sur la montée des violences politiques en France, un sujet sensible alors que le pays traverse une crise de démocratie locale.
Dans ce contexte tendu, la droite française voit dans cette affaire une occasion de critiquer la gestion du pouvoir en place. Les prochaines semaines s'annoncent donc particulièrement agitées, alors que les partis se préparent pour les élections de 2027.