LFI sous le feu des critiques après la mort de Quentin Deranque : l'ultragauche dans le viseur

Par Mathieu Robin 16/02/2026 à 22:11
LFI sous le feu des critiques après la mort de Quentin Deranque : l'ultragauche dans le viseur

LFI accusée de liens avec l'ultragauche après la mort de Quentin Deranque. Le gouvernement cible La Jeune Garde, dissoute mais toujours active.

L'affaire Deranque ébranle la France insoumise

Quatre jours après l'agression mortelle de Quentin Deranque à Lyon, la France insoumise (LFI) est au cœur d'une tempête politique. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a pointé du doigt l'ultragauche, notamment le groupuscule dissous La Jeune Garde, accusé d'avoir des liens avec le parti de Jean-Luc Mélenchon.

Un groupuscule dissous mais toujours sous surveillance

La Jeune Garde, organisation antifasciste fondée par Raphaël Arnault – aujourd'hui député insoumis –, a été dissoute en juin 2025 par Bruno Retailleau. Pourtant, ses ramifications continuent de faire parler d'elles. Le ministre de l'Intérieur a affirmé sans détour :

"Vous êtes à Lyon, la Jeune Garde était très présente sur Lyon, on parle d'un mouvement d'ultragauche. Manifestement, c'est l'ultragauche, il n'y a aucun doute là-dessus."

Des accusations que LFI rejette avec force, dénonçant une instrumentalisation politique.

Mélenchon monte au créneau

Jean-Luc Mélenchon, leader historique du parti, a pris la défense de La Jeune Garde lors d'un discours enflammé :

"La Jeune Garde, qui est une organisation alliée, liée au mouvement insoumis, ce sont des jeunes antifascistes. Ont-ils fait une seule fois l'apologie de la violence ? Jamais ! Menteurs ! Vous êtes en train d'essayer de croire que vous allez nous faire peur ! Vous ne nous ferez pas peur !"

Une position qui contraste avec les déclarations du gouvernement, qui voit dans cette affaire une occasion de fragiliser LFI à quelques mois des élections.

Un collaborateur de LFI sous le coup d'une suspension

Jacques-Elie Favrot, collaborateur de Raphaël Arnault, a été interdit d'accès à l'Assemblée nationale par Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée. Une mesure conservatoire qui alimente les tensions. Mathilde Panon, présidente du groupe LFI, a tenté de désamorcer la polémique :

"Raphaël Arnault n'a rien à voir avec cela. La Jeune Garde est aujourd'hui dissoute et je ne crois pas qu'elle serait d'accord un seul moment avec les images qu'on a vues."

Tandis que Paul Vannier, député LFI du Val-d'Oise, a affirmé :

"Pour ce qui est de la France insoumise, je veux affirmer qu'elle n'a aucune responsabilité dans la mort tragique du jeune Quentin."

Des violences en réponse aux accusations

Dans un climat déjà tendu, des permanences parlementaires de LFI et son siège parisien ont été vandalisés ce week-end. Le préfet du Rhône a renforcé la surveillance autour des locaux insoumis, craignant une escalade des violences.

Un contexte politique explosif

Cette affaire intervient alors que la gauche tente de se reconstituer après les défaites des élections législatives de 2025. Pour LFI, chaque polémique est un risque supplémentaire dans une course contre la montre pour 2027. Le gouvernement, lui, mise sur une stratégie de fermeté face aux mouvements radicaux, qu'ils soient d'extrême droite ou d'ultragauche.

Reste à savoir si cette affaire aura un impact durable sur l'opinion publique, alors que la France s'apprête à vivre une année électorale cruciale.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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