Une marche qui trouble l'ordre républicain
La manifestation d'hommage à Quentin Deranque, jeune militant nationaliste tué en février, a suscité des réactions vives de la part de Clémentine Autain, députée EELV de Seine-Saint-Denis. Invitée sur Tout est politique, elle a qualifié l'événement de « effrayant », pointant des slogans choquants comme « Blanc, blanc, blanc, réveille-toi » ou « Mélenchon, tue ».
Des symboles inquiétants
La députée a relevé la présence de figures antisémites, négationnistes et de membres de groupuscules dissous, certains condamnés pour propos racistes. Si aucune violence physique n'a été constatée, elle estime que l'ordre républicain a été troublé.
Un débat sur la liberté d'expression
Clémentine Autain a exprimé des réserves sur l'interdiction des manifestations, mais a affirmé que celle-ci « n'aurait pas dû avoir lieu ». Elle a souligné le risque de respectabilisation de ces mouvements, tout en critiquant le traitement médiatique de l'événement.
La France insoumise dans le viseur
La députée a également réagi aux polémiques entourant La France insoumise (LFI), accusée de liens avec la Jeune garde, mouvement controversé. Elle a dénoncé une « hystérisation du débat politique » et une « chasse à LFI », tout en appelant Jean-Luc Mélenchon à clarifier sa position.
Un contexte politique tendu
Dans un contexte marqué par la montée de l'extrême droite, Clémentine Autain a plaidé pour une union des forces de gauche et écologistes. Elle a critiqué la stratégie de LFI, jugée trop radicale, et appelé à des gestes apaisants pour contrer la menace fasciste.
L'appel au calme d'Emmanuel Macron
Le président Emmanuel Macron a appelé « au calme » après la marche, tandis que le gouvernement Lecornu II est sous pression pour répondre à la crise sécuritaire et politique. La manifestation a relancé le débat sur la lutte contre les extrêmes.